Introduction
Les propositions subordonnées sont des phrases dépendantes d’une autre proposition, appelée proposition principale.
Elles ne peuvent pas exister seules, car leur sens dépend de la phrase à laquelle elles sont rattachées.
Comprendre les subordonnées, c’est maîtriser l’art de construire des phrases riches, précises et nuancées.
Qu’est-ce qu’une proposition subordonnée ?
Une proposition subordonnée complète, précise ou explique une autre proposition. Elle est introduite par un mot subordonnant (comme que, quand, si, parce que, qui, dont, où, etc.).
Exemple :
- Je pense que tu as raison.
→ que tu as raison est une proposition subordonnée complétive.
Les trois grands types de propositions subordonnées
1. La proposition subordonnée complétive
Elle complète un verbe, un adjectif ou un nom.
Elle est souvent introduite par que.
Exemples :
- Il croit que tout ira bien.
- Elle espère qu’il viendra.
Astuce : Si on peut remplacer la subordonnée par cela, c’est une complétive.
2. La proposition subordonnée relative
Elle complète un nom et est introduite par un pronom relatif : qui, que, dont, où, lequel…
Elle donne une précision sur le nom qu’elle accompagne.
Exemples :
- Le livre que j’ai lu est passionnant.
- L’élève qui travaille bien réussira.
Astuce : Elle joue le rôle d’un adjectif, car elle décrit le nom.
3. La proposition subordonnée circonstancielle
Elle indique une circonstance : le temps, la cause, la conséquence, le but, la condition, etc.
Elle est introduite par une conjonction de subordination : quand, parce que, si, bien que, afin que…
Exemples
- Quand il pleut, je reste à la maison. (temps)
- Il est parti parce qu’il était fatigué. (cause)
- Travaille pour que tu réussisses. (but)
Astuce : On peut souvent la déplacer dans la phrase sans changer le sens.
récapitulatif
Type de subordonnée : Complétive
Mot subordonnant : que, si
Fonction principale : Complète un verbe, un adjectif ou un nom
Exemple : Je pense que tu as raison.
Type de subordonnée : Relative
Mot subordonnant : qui, que, dont, où…
Fonction principale : Complète un nom
Exemple : Le film que j’ai vu était génial.
Type de subordonnée : Circonstancielle
Mot subordonnant : quand, parce que, si, bien que…
Fonction principale : Indique une circonstance
Exemple : Quand il pleut, je lis.
Comment les reconnaître facilement ?
- Chercher le mot subordonnant : il introduit toujours la subordonnée.
- Identifier la fonction : complète-t-elle un verbe, un nom ou donne-t-elle une circonstance ?
- Tester la suppression : si la phrase perd son sens, la subordonnée est essentielle (complétive ou relative). Si elle reste compréhensible, c’est souvent une circonstancielle.
Exercice rapide
Souligne la proposition subordonnée et indique son type :
- Je sais que tu viendras demain.
- Le garçon qui court est mon frère.
- Si tu veux, on peut réviser ensemble.
Réponses :
- Complétive
- Relative
- Circonstancielle
Astuce visuelle pour retenir
Imagine une maison de la phrase :
- Le toit = la proposition principale (elle protège tout le reste).
- Les murs = les subordonnées complétives et relatives (elles soutiennent le sens).
- Le jardin = la subordonnée circonstancielle (elle embellit la phrase)
- Conclusion
Les propositions subordonnées enrichissent la langue française en permettant d’exprimer des idées complexes et nuancées. Les maîtriser, c’est améliorer la clarté, la précision et la beauté de l’expression écrite et orale.
Fiche rédigée pour un apprentissage clair, visuel et progressif de la grammaire française.