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FICHE DE RÉVISIONS – HISTOIRE (BAC)


La crise de 1929 : déséquilibres économiques et sociaux

IDÉE ESSENTIELLE (à savoir par cœur)


La crise de 1929 n’est pas un accident : elle révèle les failles du capitalisme (surproduction + spéculation) et devient mondiale, provoquant une grave crise sociale et politique.

I. DES ANNÉES 1920 À L’EXPLOSION DE LA CRISE


1️⃣ Une croissance fragile dans les

années 1920

1. Croissance fondée sur le taylorisme et le fordisme → production de masse
Début de la société de consommation (automobile, électroménager)

2. Inégalités fortes : tous ne peuvent pas consommer

3Surproduction : on produit plus que ce que le marché peut absorber
4. Spéculation boursière massive, souvent à crédit ➡️ Bourse déconnectée de l’économie réelle

2️⃣ Octobre 1929 : le krach

24 octobre 1929 : Jeudi noir → panique, ventes massives

29 octobre 1929 : Mardi noir → effondrement aggravé
Les actionnaires ruinés ne peuvent plus rembourser → banques en difficulté


II.  LE MÉCANISME DE LA CRISE (À SAVOIR EXPLIQUER)


1. Krach boursier

→ faillites bancaires
→ contraction du crédit
→ baisse investissements 

2. consommation

→ faillites industrielles
→ chômage de masse
→ baisse du pouvoir d’achat
→ nouvelle chute de la consommation
➡️  La crise s’autoentretient


III.  UNE CRISE QUI DEVIENT MONDIALE

Pourquoi ?

1. Les États-Unis dominent l’économie mondiale
–  Rapatriement des capitaux américains depuis l’Europe


2.Baisse des importations américaines
– Crises bancaires en Europe (Autriche, Allemagne dès 1931)


3Effondrement du commerce mondial

➡️ La crise touche aussi les pays exportateurs de matières premières.

IV. DES RÉPONSES INEFFICACES AU DÉBUT

1. Protectionnisme

– (ex : loi Hawley-Smoot, 1930) → aggrave la crise

2.  Déflation / austérité

baisse salaires et dépenses → échec

3.  1933 : conférence de Londres → échec d’une réponse mondiale

V. CONSÉQUENCES SOCIALES ET POLITIQUES

1.Sociales
Chômage massif

– Misère, tensions, manifestations
– Repli, xénophobie


2.Politiques

Crise du libéralisme

– Montée des régimes autoritaires
– La crise prépare le terrain aux totalitarismes et à la guerre

VI. VERS DE NOUVELLES POLITIQUES

1. Intervention de l’État dans l’économie

Relance par la consommation (idées de Keynes)


2. 1933 : Roosevelt et le New Deal

PHRASE TYPE BAC (à réutiliser)

La crise de 1929 révèle les déséquilibres du capitalisme libéral. Partie d’un krach boursier lié à la spéculation et à la surproduction, elle devient mondiale et provoque une grave crise sociale et politique, remettant en cause le libéralisme.

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📘 DOCUMENT 1 — FICHE DE RÉVISION BAC PHILO (SPÉCIAL TDAH)

Objectif


Comprendre vite
Retenir l’essentiel
Réussir dissertation et explication de     texte

THÈME CENTRAL : La conscience

🟦 Définition simple (à retenir absolument)


La conscience, c’est le fait de savoir que l’on existe, de penser ses pensées et de se reconnaître comme sujet.


🟩 Mot-clé bac : réflexivité
➡️ La conscience se pense elle-même

🟦 1. Conscience immédiate

✔️ Être conscient = percevoir le monde
✔️ Sensations, émotions, perceptions


🟦 2. Conscience réfléchie

✔️ Penser sur soi
✔️ Dire « je »
✔️ Se juger, se questionner


🟧 3. Conscience morale

✔️ Distinguer le bien / le mal
✔️ Se sentir responsable
✔️ Remords, culpabilité


👤 PHILOSOPHES ESSENTIELS (BAC)


🟨 René Descartes
🟢 « Je pense donc je suis »
➡️ La conscience fonde l’existence
➡️ Sans pensée → pas d’être


🟦 Sigmund Freud
🟣 La conscience n’est qu’une petite partie de l’esprit
🟥 Inconscient = désirs cachés, refoulés


🟩 Jean-Paul Sartre
🟠 L’homme est conscient donc libre
➡️ Mais cette liberté est angoissante


⚠️ ERREURS À ÉVITER AU BAC


❌ Dire que la conscience est toujours claire
❌ Oublier l’inconscient
❌ Réciter sans expliquer

📝 MÉTHODE EXPRESS (DISSERT / TEXTE)


🟢 Introduction
• Définition• Problématique claire


🟡 Développement
• 2 ou 3 idées
• 1 philosophe par partie

🔵 Conclusion
• Réponse à la question
• Ouverture simple

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On ne badine pas avec l’amour- La parole amoureuse  manipulation et tragédie

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La parole amoureuse peut-elle détruire l’amour ?

I. La parole : révélateur et instrument du jeu amoureux


Exemple : la tirade de Perdican sur l’amour, éloquente et sincère

L’amour n’est pas ce que l’on apprend dans les livres ni ce que l’on craint derrière les murs d’un couvent. Il est dans la vie, dans les regards échangés, dans les élans sincères du cœur. Aimer, c’est croire encore à la bonté humaine malgré les blessures, c’est accepter de souffrir plutôt que de renoncer. Ceux qui se ferment à l’amour par orgueil ou par peur se condamnent eux-mêmes au malheur. Mieux vaut aimer avec excès que de vivre sans passion, car l’amour seul donne un sens à l’existence.

Analyse rapide (clé bac)

Fonction de la tirade :


Perdican se pose en défenseur de l’amour vécu, opposé à la vision froide et méfiante de Camille.


La parole comme arme amoureuse :
Sous un discours lyrique et sincère se cache une provocation indirecte destinée à toucher Camille.


Lien avec le jeu amoureux
La tirade semble généreuse, mais elle devient un moyen de pression affective, révélant que la parole sert autant à séduire qu’à dominer.

les piques ironiques de Camille, arquées par la méfiance et le refus de l’aveu.

Développement sans les citations (exemple à ne pas copier mais à s’inspirer)

Dans On ne badine pas avec l’amour, la parole joue un rôle essentiel dans la révélation des sentiments amoureux. Chez Perdican, la tirade sur l’amour constitue un moment clé : par un discours lyrique et excessif, il affirme la nécessité d’aimer malgré la souffrance et défend une vision passionnée de l’existence. L’intensité de ses paroles, marquée par des généralisations et des oppositions fortes, révèle la profondeur de son attachement à Camille, même s’il ne l’avoue pas explicitement. Ainsi, la parole devient le lieu où s’exprime indirectement ce que le personnage refuse encore de reconnaître clairement.
Cependant, cette parole révélatrice n’est pas neutre : elle est prononcée devant Camille et vise à la provoquer. Perdican se sert donc du langage pour mettre à nu ses propres sentiments tout en cherchant à faire réagir celle qu’il aime. La parole amoureuse révèle alors un double enjeu : elle dévoile l’amour sincère du personnage, mais elle s’inscrit déjà dans une stratégie de séduction et de domination. Musset montre ainsi que, dans le jeu amoureux, dire l’amour, c’est déjà agir, et que la parole devient le premier terrain de l’affrontement sentimental.

II. Les actions et les silences : un langage amoureux détourné


Les actes remplacent les aveux


_ Perdican séduit Rosette pour provoquer Camille.


Camille se retire, observe, manipule sans jamais s’exposer directement.

Les personnages agissent au lieu de parler vrai, transformant l’amour en stratégie.


Le silence comme arme


– Camille tait ses sentiments par peur de la souffrance et par orgueil.
Le non-dit entretient l’incompréhension et alimente le conflit amoureux.


– Le silence devient aussi violent que la parole.


Un jeu dangereux


– Les actions ne sont plus l’expression des sentiments, mais des moyens de domination.


Le badinage amoureux glisse vers la cruauté.

Développement sans les citations (exemple à ne pas copier mais à s’inspirer)

Progressivement, la parole cesse d’être un espace de partage pour devenir une arme. Camille utilise l’ironie et le silence pour se protéger de l’amour et maintenir Perdican à distance. Ses répliques courtes et piquantes traduisent sa méfiance et son refus de la vulnérabilité.
Face à elle, Perdican répond par une parole excessive et provocatrice. Derrière l’apparente générosité de son discours, il cherche à déstabiliser Camille et à prendre l’ascendant dans la relation. Les mots ne servent plus à dialoguer, mais à dominer l’autre, transformant l’amour en un affrontement verbal.

III. Du jeu amoureux à la tragédie :


L’amour dévoyé par l’orgueil
Perdican veut triompher ; Camille veut se protéger.


– Aucun ne renonce à sa posture.
L’innocence sacrifiée


Rosette, victime du jeu, incarne l’amour sincère et silencieux.


– Sa mort révèle la gravité de ce qui semblait léger.


Une leçon morale


Musset montre que jouer avec les mots et les cœurs conduit au drame.


La parole, mal utilisée, détruit au lieu d’unir.

Développement sans les citations (exemple à ne pas copier mais à s’inspirer)

En refusant l’aveu sincère, les personnages détournent la parole et les actes de leur fonction première. Le jeu amoureux, fondé sur l’orgueil et la peur de souffrir, conduit alors à une issue tragique. Musset rappelle ainsi que l’amour ne peut survivre lorsqu’il devient calcul et manipulation.
La pièce propose une véritable leçon morale : jouer avec les mots et les sentiments mène à la destruction, et l’amour ne peut exister sans vérité, confiance et courage de dire.

Ouverture possible (bac)

La pièce illustre l’idée que l’amour exige vérité et courage, et que le refus de l’aveu transforme le langage en arme tragique.

Exercice

Ajouter les citations et les procédés pour chaque arguments.

VI) Introduction guidée


Situer l’œuvre


Dans la pièce On ne badine pas avec l’amour, écrite par Alfred de Musset, l’auteur met en scène une histoire d’amour entre Perdican et Camille, deux jeunes gens promis l’un à l’autre.


Présenter le thème étudié


Au lieu de s’aimer simplement, les personnages entrent dans un jeu amoureux fait de paroles blessantes, de silences et de provocations. La parole ne sert plus à dire l’amour, mais à se protéger ou à faire souffrir l’autre.


Annoncer l’enjeu du texte / de l’œuvre


Ainsi, Musset montre que l’amour peut devenir dangereux lorsque les personnages refusent de parler sincèrement et préfèrent jouer avec les sentiments.
Formuler la problématique (clé bac) et les parties

On peut alors se demander comment la parole et les actions des personnages révèlent le jeu amoureux et conduisent à une issue tragique.

I. La parole : révélateur et instrument du jeu amoureux

II. Les actions et les silences : un langage amoureux détourné

III. Du jeu amoureux à la tragédie :

Astuce pédagogique (pour tes élèves)

Retenir la structure S–T–E–P–P :
Situer l’œuvre
Thème
Enjeu
Problématique
Plan

Exercice

compléter l’introduction

Introduction guidée  avec choix multiples


Dans On ne badine pas avec l’amour,
Alfred de Musset met en scène une


a) tragédie politique
b) comédie amoureuse
c) farce burlesque


qui bascule progressivement vers la
a) comédie
b) tragédie
c) satire sociale


__________ et __________, cousins promis l’un à l’autre, s’affrontent dans un jeu subtil.

a) Rosette / Bridaine
b) Perdican / Camille
c) Perdican / Rosette


Dans ce jeu, la
a) musique
b) parole
c) gestuelle
loin d’exprimer sincèrement les


a) projets
b) idées
c) sentiments
devient un instrument de
a) dialogue et d’apaisement
b) domination et de provocation
c) respect mutuel


Entre
a) récits descriptifs
b) tirades passionnées,
c) monologues comiques


des
a) silences calculés
b) silences apaisants
c) silences poétiques


et des
a) actions sincères
b) actions détournées
c) actions héroïques
l’amour se transforme en

a) idéal romantique
b) aventure heureuse
c) stratégie dangereuse
On peut alors se demander


a) pourquoi les personnages se marient
b) si l’amour est possible
c) comment la parole et les comportements des personnages révèlent le jeu amoureux tout en conduisant à son échec tragique

V) Étapes de la conclusion

Apprendre à rédiger une conclusion complète et structurée, en respectant les trois étapes attendues au bac :

A. Bilan des idées
B. Réponse à la problématique
C. Ouverture / portée générale

A. Bilan des idées


Dans On ne badine pas avec l’amour, Alfred de Musset montre que la parole amoureuse occupe une place centrale dans les relations entre les personnages. Loin d’être un simple moyen d’exprimer les sentiments, elle devient un outil essentiel du jeu amoureux, utilisé pour provoquer, se protéger ou dominer l’autre.


B. Réponse à la problématique


À travers les tirades passionnées de Perdican, les ironies de Camille et les silences calculés, la parole révèle un affrontement fondé sur l’orgueil et la peur de souffrir. En refusant l’aveu sincère, les personnages détournent les mots et les actes, ce qui empêche toute communication authentique et conduit progressivement à l’échec de la relation, jusqu’à la tragédie finale.


C. Ouverture / portée générale


Ainsi, la pièce met en garde contre les dangers d’un amour fondé sur le calcul et la dissimulation, et rappelle que l’amour ne peut exister sans vérité ni confiance, donnant à cette comédie devenue tragique une portée morale et universelle.

Astuce élève

Une conclusion réussie commence souvent par :
« En définitive » / « Ainsi » / « Pour conclure »

Exercice

Complète la conclusion suivante en respectant les étapes A, B et C.

A. Bilan des idées

En définitive, Alfred de Musset montre que la __________ amoureuse n’est pas seulement un moyen d’exprimer les __________, mais devient un __________ du jeu amoureux.


B. Réponse à la problématique


À travers les __________ de Perdican, les __________ de Camille et les __________ des personnages, l’amour se transforme en un __________ fondé sur l’orgueil et la peur de __________. En refusant l’aveu __________, les personnages détournent les __________ et les __________, ce qui conduit à une __________ finale.


C. Ouverture / portée générale
Ainsi, la pièce rappelle que l’amour ne peut exister sans __________ ni __________.

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Maîtrisez l’interrogation à l’oral du bac français (directe, indirecte, totale/partielle).

15 exercices types épreuves avec corrigés détaillés, méthode

Rappel leçon voir leçon complète

1️⃣ L’interrogation sert à poser une question et peut être directe ou indirecte.


2️⃣ L’interrogation directe se termine par un point d’interrogation (?) et peut être totale ou partielle.


3️⃣ L’interrogation indirecte est intégrée dans une phrase déclarative et ne prend jamais de point d’interrogation.


4️⃣ Elle est introduite par un verbe de parole, de pensée ou de perception (demander, se demander, savoir…).


5️⃣ Les mots interrogatifs (qui, que, quoi, où, quand, comment, pourquoi) introduisent souvent la subordonnée.


6️⃣ Au bac, on attend une analyse précise de la forme, du type et de la construction de l’interrogation.

Exercice niveau 1

Identification

Voici un exercice structuré sur l’interrogation à l’oral du bac de français, conçu pour s’entraîner à la question de grammaire (2 points sur 12 à l’épreuve orale). Il simule une analyse rapide en 2 minutes, avec trois niveaux progressifs et leurs corrigés intégrés.

Objectifs pédagogiques

Maîtriser les formes d’interrogation

Identifier la construction (inversion, mots interrogatifs, ponctuation)

et la fonction dans le texte littéraire. 

Exercice niveau 1

Analysez ces phrases extraitesen indiquant le type d’interrogation (directe/indirecte ; totale/partielle ; rhétorique ou non).et leur analyse syntaxique pour répondre précisément à l’examinateur.

1. « Que font ces vallons, ces palais, ces chaumières ? »

2. Je me demande si tu as fini tes devoirs.

3. Comment oses-tu ?

Corrigé :

1. Directe, partielle (mot interrogatif « que », inversion, point d’interrogation ; non rhétorique).

2. Indirecte, totale (« si », pas d’inversion, réponse oui/non).

3. Directe, partielle (adverbe « comment », inversion ; rhétorique, exprime l’indignation).

Exercice niveau 2 

Transformation

(Transformez ces interrogations directes en indirectes, puis analysez les changements grammaticaux.

1.« Pouvons-nous étouffer l’implacable Remords ? »

2.« Où vas-tu ce soir ? »

Corrigé

1.Il demande si nous pouvons étouffer l’implacable Remords. (Passage à subordonnée avec « si », suppression inversion/point d’interrogation).

2. Je voudrais savoir où tu vas ce soir. (Mot interrogatif conservé, pas d’inversion, intégrée à déclarative).

Exercice niveau 3

Analyse complète (10 min)Pour la phrase :

« Ne t’avais-je pas averti ? », analysez comme à l’oral :

type, construction, fonction.

Corrigé :
Type Interrogation directe, totale (réponse oui/non), rhétorique (reproche).

Construction : inversion sujet-verbe (« t’avais-je »), négation « ne…pas », point d’interrogation.

Fonction : souligne la responsabilité du destinataire dans le texte.

Exercices 1-3 : Identification

Identifiez le type d’interrogation (directe totale, directe partielle, indirecte totale, indirecte partielle)dans chaque phrase.

Avez-vous lu le texte de Rabelais ?

Je me demande qui a écrit ces vers.

Ignorons-nous vraiment la réponse ?

Exercices 4-6 : Transformation directe en indirecte

Transformez ces interrogations directes en indirectes, en conservant le sens.

Peut-on illuminer un ciel bourbeux et noir ?

Aimes-tu les damnés, adorable sorcière ?

Comment oses-tu poser cette question ?

Exercices 7-9 : Transformation indirecte en directe

Transformez ces interrogations indirectes en directes.

Il ne savait pas si nous avions révisé la grammaire.

Je ignore où tu as rangé les clés.

Elle se demandait pourquoi ils étaient partis si tôt.

Exercices 10-11 : Questions oratoires et analyseParmi ces phrases, lesquelles sont des questions oratoires (rhétoriques, sans attente de réponse réelle) ? Justifiez.

T’avais-je prévenu du risque ?

La réflexion n’est-elle pas qualité du corps politique ?

Avons-nous bien besoin d’en parler ?

Dans un extrait théâtral :

« Qui était cette belle personne qu’il ne connaissait point ? »

Analysez la nature de cette interrogation (directe/indirecte, totale/partielle) et son rôle dans le texte.

Corrigés succincts1-3 : 1. Directe totale .

2. Indirecte partielle .

3. Indirecte totale .


4-6 :

4. Se demandait-on si on pouvait…

5. Adorable sorcière, aimais-tu… → …si l’adorable sorcière aimait… 6. …comment osais-tu poser… .


7-9

7. Avons-nous révisé la grammaire ?

8. Où as-tu rangé les clés ?

9. Pourquoi êtes-vous partis si tôt ?

10. Toutes les trois sont oratoires (ton incrédule ou affirmatif) .

11.  Indirecte partielle (introduite par « qui », après verbe de perception ; rôle : exprimer l’étonnement) �.

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déclarative qui rapporte une question, sans point

   

    

   

                 

 

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Thérèse Raquin Zola : thèse commentaire bac français passion déterminisme

Dans Thérèse Raquin, Zola montre que la passion, déterminée par l’hérédité et le milieu, conduit inévitablement à la culpabilité destructrice et à la ruine des personnages.

I. Naissance de la passion par déterminisme physiologique et social

Zola dissèque les tempéraments : Thérèse, héritière nerveuse d’une mère « africaine », et Laurent, sanguin paysan, libèrent leurs pulsions refoulées dans l’adultère, sous la pression du milieu étouffant de la mercerie. 

Leur union fusionne « sang et nerfs », déséquilibre biologique expliquant l’intensité incontrôlable du désir (chap. 7). 

Ce naturalisme nie le libre-arbitre, rendant le crime de Camille fatalité scientifique.

II. Transformation de la passion en haine par la culpabilité

Après le meurtre (chap. 11), hallucinations et cauchemars collectifs hantent les amants : la morsure au cou de Laurent symbolise la marque indélébile du remords.

Leur mariage (chap. 21) échoue sous le spectre de Camille, passion virant à la violence mutuelle, illustrant la « justice immanente » des transgressions. 

Mme Raquin paralysée et le chat François, témoins muets, accentuent cette descente psychologique.

III. Dénouement tragique : punition naturaliste des pulsions

Avortement, folie et suicide mutuel au poison (chap. 32) punissent les brutes humaines, Zola démontrant que passions égoïstes ruinent corps et esprit sans morale transcendante. 

Structure tragique (exposition-crime-dénouement) et fantastique (fantôme) révèlent les effets du déterminisme sur l’individu. 

Ainsi, le roman expérimente scientifiquement la bête humaine pour le lecteur.

Déterminisme et naturalisme chez Zola dans Thérèse Raquin.

Le déterminisme désigne la théorie selon laquelle les actes humains sont entièrement conditionnés par des facteurs héréditaires (tempérament, sang, origines raciales) et sociaux (milieu, éducation), excluant le libre-arbitre au profit d’une causalité scientifique implacable. 

Dans Thérèse Raquin, Zola applique ce principe : Thérèse et Laurent, prisonniers de leurs pulsions nerveuses et sanguines héritées, commettent l’adultère puis le meurtre sans pouvoir résister.

Naturalisme : roman expérimentalLe naturalisme, mouvement littéraire initié par Zola dans les années 1860-1880, prolonge le réalisme en adoptant une méthode scientifique : observation minutieuse des faits physiologiques et sociaux pour disséquer la « bête humaine » comme en laboratoire. 

Inspiré par Darwin, Taine et Claude Bernard, Zola traite ses personnages comme des cas cliniques, analysant comment hérédité et milieu mènent à la déchéance (ex. : mercerie étouffante favorisant les passions refoulées).

Application dans le roman

Ces concepts structurent Thérèse Raquin : généalogie de Thérèse (mélange européen-africain) explique sa sauvagerie latente, tandis que le cadre parisien bourgeois amplifie les instincts destructeurs, aboutissant à la culpabilité, folie et suicide. 

Zola vise une critique sociale objective, montrant la fatalité des classes moyennes sans morale transcendante.

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Thérèse Raquin Zola : fiche lecture  Bac chapitre par chapitre

Thérèse Raquin d’Émile Zola, roman naturaliste publié en 1867, suit la passion destructrice entre Thérèse et Laurent, menant au meurtre de Camille et à une descente aux enfers psychologique.

Cette analyse chapitre par chapitre met en lumière les thèmes du déterminisme, de la culpabilité et des pulsions incontrôlées, adaptés au niveau seconde pour l’étude du roman au XIXe siècle.

Partie I : Présentation des personnages et cadre (Chapitres 1-4)

Le chapitre 1 décrit le passage du Pont-Neuf et la mercerie sombre des Raquin, introduisant Thérèse, Camille et Mme Raquin dans un univers étouffant symbolisant leur vie monotone.

Les chapitres 2-3 retracent le passé : enfance de Camille chétif surprotégé à Vernon, arrivée de Thérèse (fille d’un capitaine et d’une Algérienne), leur mariage sans amour et installation à Paris. 

Le chapitre 4 évoque les jeudis soirs routiniers avec Michaud, Olivier, Grivet et le chat François, soulignant l’ennui de Thérèse face à cette petite bourgeoisie aveugle.

Partie II : Naissance de la passion et crime (Chapitres 5-1

2)L’arrivée de Laurent (chapitre 5), ami robuste et paresseux de Camille, trouble Thérèse ; il peint son portrait (chapitre 6) avant de la posséder brutalement. 

Les chapitres 7-8 dépeignent leur adultère passionné lors des absences, tandis que le 9-10 voit naître l’idée du meurtre pour s’affranchir de Camille. 

Le chapitre 11 culmine avec le noyé maquillé en accident à Saint-Ouen : Camille mord Laurent au cou, marque indélébile de culpabilité.

Les  chapitres 12-14 gèrent le deuil et les funérailles, Thérèse feignant le chagrin.

Partie III : Remords et mariage maudit (Chapitres 15-21)

Les soirées du jeudi reprennent  chapitres (15-16), mais un an après, hantés par des cauchemars chapitres (17-18), Thérèse et Laurent se remarient sur conseil de Michaud chapitres(19-20). 

La nuit de noces chapitre (21) est un échec : le fantôme de Camille, via son portrait, éteint leur désir, inaugurant une terreur nocturne.

Partie IV : Déchéance et folie (Chapitres 22-28)

Les nuits deviennent cauchemars collectifs chapitres(22-23), la haine mutuelle s’installe chapitres (24-25) : Laurent peint des Camille obsessionnels, Mme Raquin paralyse progressivement chapitre (26).  Elle comprend le crime et tente vainement de dénoncer chapitre (27): « Thérèse et Laurent ont… »), tandis que les amants s’accusent

Partie V : Déchéance et folie (Chapitres 22-28).

Thérèse s’humilie devant Mme Raquin chapitre (29), la boutique périclite, elle avorte d’un mort-né chapitre  ; Laurent tue le chat témoin (30).

Chacun complote le meurtre de l’autre (31), mais au chapitre 32, ils se suicident mutuellement au poison sous le regard triomphant de Mme Raquin, punition naturaliste du crime.

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Brevet français réécriture : exercices type sujet 2025-2026 avec méthode –

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Voici une série d’exercices de réécriture type brevet entièrement refondus et originaux, inspirés des attentes du DNB

Exercice 1 :

1re personne → 3e personne plurielle

Réécrivez le texte en remplaçant « je » par « ils » et en conjuguant au présent.

Soulignez les mots modifiés.

« J’ouvre mon cahier de maths et je calcule la surface d’un triangle. J’hésite sur la formule, mais je la retrouve enfin dans mes notes. »

Attendus : accords GN, verbes à la 3e pluriel, pronoms ajustés .

Exercice 2 :

présent → passé composé, genre masculin → féminin

Réécrivez en remplaçant « le garçon » par « la fille », au passé composé. Faites tous les accords nécessaires.

« Le garçon pédale vite sur son vélo rouillé vers le gymnase. Il évite les flaques d’eau et s’essuie le front en arrivant. »

Attendus : auxiliaire « avoir/être », accords participes passés avec COD antéposé ou sujet .

Exercice 3 :

singulier → pluriel, imparfait

Réécrivez au pluriel en remplaçant « le chat » par « les chats », à l’imparfait.

« Le chat grimpe à l’arbre du jardin et observe les oiseaux. Il miaule doucement pour les attirer plus près. »

Attendus : déterminants/pluriels irréguliers (oiseaux), verbes pronominaux .

Exercice 4 :

discours direct → indirect

Transformez en discours indirect :

« La professeure prévient la classe que… ».« La professeure dit à la classe : « Rangez vos téléphones et concentrez-vous sur le poème. Vous perdrez un point sinon. » »

Attendus : concordance temps (présent  imparfait), indices temporels/espaces, pronoms .

Exercice 5 :

futur → conditionnel présent

Réécrivez en remplaçant les verbes au futur par le conditionnel présent, en changeant « tu » en « on ».

« Tu réviseras toute la nuit et tu réussiras ton contrôle. Tu dormiras après, épuisé mais content

Attendus : conjugaison conditionnel (réviserais), cohérence sujet/prédicat

Ces exercices ciblent les pièges classiques du brevet (sur 8-10 points).

Correction des exercices

Correction Exercice 1

: 1re personne → 3e personne plurielle

Texte réécrit : Ils ouvrent leur cahier de maths et calculent la surface d’un triangle. Ils hésitent sur la formule, mais ils la retrouvent enfin dans leurs notes.

Explications :

Verbes : « J’ouvre/je calcule/je hésite/je la retrouve » → « Ils ouvrent/calculent/hésitent/retrouvent » (3e pluriel présent).

Correction Exercice 2

présent → passé composé, masculin → féminin

Texte réécrit : La fille a pédalé vite sur son vélo rouillé vers le gymnase. Elle a évité les flaques d’eau et s’est essuyé le front en arrivant.

Explications :

Genre : « Le garçon » → « La fille », « son vélo » inchangé (féminin sujet), « s’essuie » → « s’est essuyé » (accord avec COD « le front » antéposé).

Temps : auxiliaire « a » + participe passé ; « pédale »  → « a pédalé » (accord féminin).

Piège : verbe pronominal avec COD antéposé (« essuyé »).

Correction Exercice 3

singulier → pluriel, imparfait

Texte réécrit : Les chats grimpaient à l’arbre du jardin et observaient les oiseaux. Ils miaulaient doucement pour les attirer plus près.

Explications :Pluriel : « Le chat » → « Les chats », « observe » → « observaient » (imparfait 3e pluriel).

Déterminants : « à l’arbre » inchangé ; pluriel irrégulier « oiseaux » maintenu.

Piège : cohérence sujet (« Ils miaulaient » reprend « Les chats »).

Correction Exercice 4

discours direct → indirect

Texte réécrit : La professeure prévient la classe qu’elle doit ranger ses téléphones et se concentrer sur le poème. Elle perdra un point sinon.

Explications :Introduction : « dit à la classe : « … » » → « prévient la classe que… ».

Concordance : « Rangez… concentrez-vous » (impératif) → « elle doit ranger… se concentrer » (présent subjonctif ou infinitif après modal) ; « Vous perdrez » → « Elle perdra » (futur maintenu ou imparfait).

Piège : pronoms (« vous » → « elle/ses ») et négation (« N’oubliez pas » supprimée pour fidélité).

Correction Exercice 5

futur → conditionnel présent

Texte réécrit : On réviserait toute la nuit et on réussirait son contrôle. On dormirait après, épuisé mais content.

Explications :

Sujet : « Tu » → « On » (impersonnel).Temps : « réviseras/réussiras/dormiras » → « réviserait/réussirait/dormirait » (conditionnel présent).

Piège : accord adjectival (« épuisé » inchangé, sujet masculin générique) et cohérence logique.

 

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candide de Voltaire résumé détaillé

Candide de Voltaire, publié en 1759, suit un parcours initiatique à travers un monde absurde et cruel, structuré en 30 chapitres courts et rythmés par des péripéties rapides.

Début au château (Chapitres 1-2)

Candide, jeune homme naïf élevé au château du baron de Thunder-ten-tronckh en Westphalie, apprend de son précepteur Pangloss que « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ».

Il embrasse Cunégonde, fille du baron, et est chassé du paradis initial. Pangloss lui enseigne un optimisme leibnizien caricatural, justifiant même le mal comme nécessaire.

Guerres et malheurs en Europe (Chapitres 3-10)

Enrôlé de force dans l’armée bulgare, Candide fuit après une « boucherie héroïque » et arrive à Lisbonne lors du tremblement de terre de 1755.

Aidé par Pangloss et un jésuite, il échappe à l’auto-da-fé en tuant l’Inquisiteur et un Juif amoureux de Cunégonde.

La vieille femme, aux aventures tragiques (fille de pape, vendue en esclavage, fesse mangée par la faim), le sauve et le conduit vers elle, vieillie et défigurée.

Vers l’Amérique et l’Eldorado (Chapitres 11-20)

Candide retrouve Cunégonde, devenue servante, et fuit avec elle et la vieille vers Buenos Aires, où le gouverneur la réclame.

Accompagné de Cacambo, il découvre l’Eldorado, utopie d’abondance sans religion ni roi, mais le quitte pour racheter Cunégonde.

Il rencontre le nègre de Surinam, mutilé par l’esclavage, et critique l’Europe « civilisée ».

Retour en Europe et désillusions (Chapitres 21-29)

À Paris, Candide est trompé par des escrocs et soigné par un abbé hypocrite. Il visite Venise, retrouve Pangloss (pendu puis sauvé miraculeusement) et Martin, philosophe pessimiste.

À Constantinople, il rachète Cunégonde devenue laide et esclave de cuisine, retrouve Pangloss et le jésuite tué par erreur.

Les personnages s’installent près de l’Hellespont, las des discours.

Conclusion philosophique (Chapitre 30)

Le derviche prône le silence face au monde, et le vieillard turc incarne la sagesse du travail modeste : cultiver son jardin pour fuir « l’ennui, le vice et le besoin ».

Candide conclut : « Il faut cultiver notre jardin », rejetant optimisme et pessimisme pour une vie active et limitée.

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Candide Voltaire : Analyse complète, thèmes et résumé pour le bac de français

Candide est un conte philosophique publié anonymement en 1759 par Voltaire, qui mêle récit d’aventures et réflexion critique pour dénoncer l’optimisme, l’intolérance et les injustices du XVIIIᵉ siècle.

À travers le parcours initiatique de Candide, Voltaire propose une sagesse finale résumée par la formule devenue proverbiale : « Il faut cultiver notre jardin ».

Genre et forme du conte

Candide reprend la structure traditionnelle du conte :

Situation initiale au château de Thunder-ten-tronckh,

Élément perturbateur

(l’expulsion de Candide),

Série de péripéties

voyages, catastrophes, pays imaginaires comme l’Eldorado

Situation finale

dans la petite métairie où les personnages se retirent.

Le récit suit ainsi un schéma narratif classique, tout en jouant avec l’extraordinaire (voyages, catastrophes, pays imaginaires comme l’Eldorado) pour créer un univers fictif au service de la réflexion philosophique.

Ce texte relève du « conte philosophique »

Forme privilégiée par Voltaire pour vulgariser les idées des Lumières et critiquer la société de son temps sous couvert de fiction.

Le merveilleux, l’orientalisme, les rebondissements rapides et l’ironie permettent de divertir le lecteur tout en l’amenant à interroger la religion, la politique et les systèmes philosophiques.

Parcours initiatique de Candide

Au début, Candide est un jeune homme naïf, formé par Pangloss à croire que « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ».

Chassé de son paradis initial, il affronte la guerre, la misère, la persécution religieuse, le tremblement de terre de Lisbonne, l’esclavage au Surinam, avant de connaître la richesse à Eldorado puis la désillusion en Europe.

Chaque étape brise un peu plus sa confiance dans les discours théoriques, qu’ils soient philosophiques, religieux ou politiques.

Le voyage a alors valeur d’apprentissage

Candide ne devient pas un penseur abstrait, mais un homme qui a tiré des leçons pratiques de l’expérience du mal et de la souffrance.

Satire de l’optimisme

L’un des enjeux majeurs de l’œuvre est la critique de l’optimisme métaphysique inspiré de Leibniz, résumé par la formule caricaturale de Pangloss : « tout est bien dans le meilleur des mondes possibles ».

Ce maître continue de justifier famines, massacres, tremblements de terre ou pendaisons comme autant de maillons nécessaires d’un ordre universel prétendument parfait.

En confrontant ces discours à la réalité atroce des événements, Voltaire montre l’inhumanité d’une philosophie qui excuse le mal au lieu de le combattre.

Candide, d’abord passif et crédule, finit par rejeter cette métaphysique rassurante, non pour sombrer dans le désespoir, mais pour chercher une attitude plus lucide et active face au réel.

Critique de la société et de la religion

Le conte offre un vaste panorama du monde du XVIIIᵉ siècle, depuis l’Europe jusqu’à l’Amérique du Sud, qui permet à Voltaire de dénoncer guerres, fanatisme religieux,qesclavage.

La guerre est décrite comme un carnage absurde, justifié par des prétextes politiques ou religieux, où les paysans massacrés démentent toute idée de « meilleur des mondes ».��

La religion institutionnelle est elle aussi visée : inquisiteurs cruels, clercs hypocrites, auto-da-fé présenté comme un spectacle barbare censé apaiser Dieu après le tremblement de terre de Lisbonne.

En montrant ces abus, Voltaire défend les valeurs de tolérance et de justice chères aux Lumières, et plaide pour une foi raisonnable, dépouillée de fanatisme.

Le sens de « cultiver notre jardin »

La célèbre conclusion, « Il faut cultiver notre jardin », marque le dépassement des illusions : ni optimisme béat de Pangloss, ni résignation passive, ni quête vaine d’un Eldorado inaccessible.

Cette formule invite à renoncer aux grandes spéculations métaphysiques pour se concentrer sur le travail concret, l’effort mesuré et la solidarité au sein d’une petite communauté.��

Le « jardin » symbolise à la fois le champ d’action limité de chacun, la responsabilité personnelle et le projet commun d’améliorer modestement le monde qui nous entoure.

Candide choisit finalement une sagesse pratique : agir plutôt que discourir, produire plutôt que rêver, ce qui résume la leçon humaniste et lucide du conte voltairien.

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« Nouvelle épreuve de maths au bac pour les filières non scientifiques : que faut-il vraiment savoir ? »

Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur les QCM de l’épreuve anticipée de mathématiques au bac technologique (STMG, STI2D, ST2S, etc.). Exemples concrets de questions à choix multiples pour réussir l’épreuve, méthodes pour maîtriser les calculs rapides sans calculatrice, thèmes essentiels (pourcentages, probabilités, suites, graphiques), et conseils pratiques pour optimiser votre score. Préparez-vous efficacement avec des exemples d’annales zéro 2026 et exercices guidés adaptés au programme officiel 2025. Idéal pour les élèves de première technologique et leurs enseignants souhaitant renforcer les automatismes mathématiques

Pour les bacs technologiques et les autres bacs non scientifiques, les énoncés de mathématiques au bac suivent des principes communs définis par les textes officiels :

ils doivent vérifier des automatismes, la compréhension des notions essentielles du programme, et la capacité à résoudre des problèmes simples en contexte.

Cadre officiel et programmes

Les épreuves de mathématiques pour les voies technologiques (STMG, ST2S, STI2D, STL, STHR, STD2A, etc.) s’appuient sur le programme de mathématiques de première et de terminale technologiques publié au Bulletin officiel, structuré en grandes parties (vocabulaire ensembliste et logique, analyse, statistiques et probabilités, algorithmique, etc.).

Pour les bacheliers généraux « non scientifiques »


(par exemple ceux n’ayant pas poursuivi la spécialité mathématiques), les énoncés peuvent relever de l’enseignement de mathématiques spécifique intégré à l’enseignement scientifique de première, avec un niveau d’exigence adapté.

Types d’énoncés en voie technologique

En voie technologique, les énoncés sont souvent construits autour de situations concrètes : organisation d’entreprise, données sociales ou sanitaires, mesures physiques, gestion de stocks, etc.,

l’objectif étant de mobiliser des outils mathématiques simples au service de la compréhension d’un problème.


Les thèmes les plus fréquents dans ces énoncés sont le calcul numérique et algébrique de base, les fonctions usuelles, les pourcentages et évolutions, les statistiques (séries, indicateurs, diagrammes) et les probabilités élémentaires.

Structure générale des sujets

Pour l’épreuve anticipée de mathématiques (générale et technologique) mise en place pour la session 2027, la structure-type est désormais bien fixée : une première partie composée d’un questionnaire à choix multiples (QCM) pour évaluer les automatismes, suivie de deux ou trois exercices indépendants pour apprécier les compétences de raisonnement et de résolution de problèmes.


La première partie est notée sur 6 points et la seconde sur 14 points, l’ensemble de l’épreuve étant notée sur 20, et l’usage de la calculatrice n’est pas autorisé, ce qui influence fortement la forme des énoncés (calculs courts, raisonnements guidés, questions intermédiaires).

tableau synthétique pour comparer les énoncés de maths en voie technologique et pour les élèves de voie générale non scientifiques

https://docs.google.com/document/d/1po4kgjG7iZ2GCoCkWtC1U3wIaVhNGYbiGvBzXaKSkJA/edit?usp=drivesdk

Caractéristiques des questions et sous‑questions

Dans ces sujets, chaque exercice est généralement découpé en petites questions progressives :

les premières questions guident le candidat (lecture d’un graphique, calcul d’une fréquence, vérification d’un résultat intermédiaire),

Puis les dernières demandent une interprétation ou une décision.
Les sous‑questions numérotées sous un même item sont souvent liées :

les réponses obtenues précédemment sont réutilisées plus loin, ce qui doit être explicitement expliqué aux élèves pour les habituer à exploiter toutes les informations de l’énoncé.

Les QCM de la partie automatismes

(6 points sur 20)

Dans l’épreuve anticipée de mathématiques au bac technologique (STMG, STI2D, ST2S, etc.) QCM portent sur des calculs mentaux rapides, sans calculatrice, couvrant pourcentages, fractions, puissances, probabilités simples, suites et lectures graphiques.

Thèmes récurrents dans les QCM

Ces questions testent les bases du programme de première technologique : calculs numériques (pourcentages, évolutions de prix), manipulations algébriques (équations simples, inéquations), probabilités conditionnelles ou arbres, et interprétations de tableaux/diagrammes.


Exemples concrets incluent vérifier une suite arithmétique ou géométrique, calculer une moyenne pondérée, ou identifier une droite dans un graphique.

Exemples types de questions

QCM

Voici des exemples inspirés des sujets zéro 2026 pour séries technologiques, avec 4 choix (A, B, C, D) et une seule bonne réponse :

Pourcentages et évolutions :

Un produit passe de 36 € à 54 € après une hausse de 50%, puis une baisse de 50%.

Quel est le prix final ? (Réponse approchée : 2,08 fois le prix initial ne correspond pas ; calcul mental : 36 × 1,5 = 54, puis 54 × 0,5 = 27 €).

Probabilités :

Dans un arbre probabiliste avec P(A) = 0,6, P(B|A) = 0,7, etc., quelle est P(B) ? (Somme des chemins menant à B).

Suites et équations :

Le terme n=5 d’une suite arithmétique est 12, raison r=2 ; quel est u_1 ? Ou résoudre 2(x-1) ≥ 3(x+2).

Graphiques et fractions :

Conseils pour les élèves

Identifier l’image d’un point par une fonction, ou convertir durées/représentations numériques.

Chaque QCM compte généralement 12 questions courtes, à traiter en 20-30 minutes ;

priorisez les calculs tête (ordres de grandeur) et justifiez au brouillon sans rédaction formelle.


Pour s’entraîner, consultez les sujets zéro officiels sur Éduscol ou les annales E3C techno première.

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Plans de dissertation bac français 2026 : 4 exemples de sujets avec problématiques et plans

Rappel de la structure

Une dissertation comporte toujours

Une introduction (accroche, présentation de l’œuvre et du parcours, reformulation du sujet, problématique, annonce du plan).

Un développement en 2 ou 3 grandes parties, chacune avec 2–3 sous-parties argumentées et illustrées par l’œuvre et le parcours.

Une conclusion (bilan de la réponse, élargissement éventuel).

Les différents plans de dissertation

Plan dialectique

(thèse / antithèse / synthèse)Ce plan convient aux sujets qui demandent de discuter une affirmation ou de répondre « oui, non, dans quelle mesure… ».I. « Certes… » 

Tu montres en quoi la thèse du sujet est valable, avec arguments et exemples.

II. « Mais… » : tu en soulignes les limites, contre-arguments et nuances.

III. « Donc… » : tu proposes une réponse plus nuancée ou plus large, en redéfinissant les enjeux.

Plan thématique

(par aspects)Ce plan classe les idées par grands aspects du problème, utile pour les sujets « Comment… ? », « Pourquoi… ? », « En quoi… ? ».

I. Premier aspect du sujet (le plus évident).

II. Deuxième aspect (plus précis ou plus profond).

III. Troisième aspect (le plus complexe ou le plus ouvert, par exemple les limites, les prolongements, les enjeux).

Plan analytique

Le  plan analytique part d’un constat, en analyse les causes, puis les effets ou les solutions.

I. Constat / définition de la situation posée par le sujet (ce qui est en jeu dans l’œuvre).

II. Causes, mécanismes, raisons (dans l’œuvre, le parcours, le contexte littéraire).

III. Conséquences, effets, réponses possibles (pour les personnages, pour le lecteur, pour la littérature).

Plan comparatif

Ce plan sert quand le sujet invite explicitement à comparer deux réalités (deux œuvres, deux genres, deux conceptions…).

I. Points communs principaux (thèmes, enjeux, procédés).

II. Différences majeures (traitement, visée, contexte).

III. Bilan de la comparaison : ce que cette confrontation apporte à la compréhension du sujet.

4 plans détaillés + sujets types (dialectique, thématique, analytique)

Plan dialectique

Sujet : « La dénonciation sociale au théâtre passe-t-elle uniquement par la violence de la parole ? » (Hernani, Victor Hugo, parcours « Théâtre et pouvoir »).


Problématique : Dans quelle mesure la parole violente suffit-elle à la visée satirique hugolienne ?


Annonce :

I. Certes, la violence verbale dénonce l’hypocrisie aristocratique ;

II. Mais le théâtre mobilise aussi le corps et les silences ;

III. Donc, une dénonciation plurielle par l’ensemble des signes scéniques.

Plan thématique

Sujet : « En quoi le roman du XIXe siècle explore-t-il les illusions amoureuses ? » (Manon Lescaut, Prévost,

parcours « Personnages en marge, plaisirs romaesque »).


Problématique : Quels aspects de l’illusion amoureuse l’œuvre met-elle en lumière ?


Annonce :

I. L’illusion comme passion destructrice ;

II. L’illusion sociale et matérielle ;

III. Les limites et le lucidité critique de l’auteur.

Plan analytique

Sujet : « Comment naît et évolue la révolte individuelle dans l’œuvre ? » (Les Misérables, Victor Hugo,

parcours « Épopée et roman »).


Problématique : Quels mécanismes mènent de l’oppression à la rébellion chez les héros ?


Annonce : I. Le constat d’injustice sociale ;

II. Les causes psychologiques et morales ;

III. Les conséquences libératrices ou tragiques.

Plan comparatif

Sujet : « Le théâtre classique et romantique conçoivent-ils différemment la figure du tyran ? » (Cinna, Corneille ; Hernani, Hugo ;

parcours « Théâtre et pouvoir »).


Problématique : Quels points communs et divergences révèlent-ils dans la critique du pouvoir ?


Annonce :

I. Points communs : la tyrannie comme vice absolu ;

II. Différences : morale stoïcienne vs passion romantique ;

III. Enrichissement mutuel pour une vision nuancée du pouvoir.

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Leçon de grammaire : La négation

Objectif

Comprendre le fonctionnement de la négation en français afin de l’identifier, l’analyser et en expliquer les effets dans un texte littéraire, conformément aux exigences de la question de grammaire au bac.


Définition

La négation est l’opération grammaticale qui permet de nier, de rejeter ou de limiter une information. Elle s’exprime généralement par un encadrement du verbe conjugué entre deux éléments négatifs.

Exemple : Je ne sais pas.


Les formes de la négation

Négation simple

Elle repose sur l’encadrement du verbe par ne…pas, ne…point (plus soutenu).

  • Exemple : Il ne parle pas. / Je ne veux point mentir.

Négation restrictive

Elle exprime une limitation : ne…que.

  • Exemple : Il ne lit que des poèmes.

Autres formes fréquentes

  • ne…plus : cessation (Il ne mange plus.)
  • ne…jamais : négation temporelle (Elle ne chante jamais.)
  • ne…personne : négation portant sur le sujet ou le complément (Je n’ai vu personne.)
  • ne…rien : négation de l’objet ou de l’action (Il n’a rien entendu.)
  • ne…aucun : négation totale (Aucun élève n’a répondu.)
  • ne…nul(le) : équivalente à aucun (Nul espoir ne m’anime.)
  • ne…ni…ni : négation cumulative (Je n’ai ni mangé ni dormi.)
  • ne…nulle part : spatial (On ne le trouve nulle part.)

La négation sans « ne »

Dans le français familier ou dans certains effets stylistiques, on peut employer uniquement la deuxième particule négative.

  • Exemple familier : J’ai pas compris.
  • Exemple littéraire (effet d’oralité ou d’intensité) : On dirait que rien existe.

La place de la négation

La négation encadre le verbe conjugué. Lorsque le verbe est composé, « ne » précède l’auxiliaire, et l’autre particule négative suit le participe ou l’auxiliaire selon le cas.

  • Exemple : Elle n’a jamais vu ça.

Lorsque la négation porte sur un infinitif, elle est placée avant l’infinitif :

  • Il préfère ne pas parler.

Valeurs et emplois de la négation

1. Négation totale

Elle nie l’existence de l’action ou de l’objet.

  • Il ne viendra pas.

2. Négation partielle

Elle limite l’affirmation à une partie — souvent avec ne…que.

  • Je n’aime que toi.

3. Négation exceptive

Elle souligne une exception.

  • Nul autre que lui n’aurait osé.

4. Négation double ou renforcée

Présence de plusieurs termes négatifs, créant un effet d’insistance ou d’intensité.

  • Je ne vois rien, jamais, nulle part. (effet d’accumulation, désespoir)

Les effets stylistiques de la négation

  • Elle permet de créer une opposition ou un effet de contraste (Ce n’est pas un homme, c’est un héros.).
  • Elle souligne une absence absolue (Il ne restait rien.).
  • Elle peut traduire une révolte ou un refus (Non, je ne céderai pas.).
  • Elle crée des effets d’atténuation ou de litote : en niant le contraire, on renforce un énoncé.
  • Exemple de litote : Va, je ne te hais point (Corneille).

Au bac : analyser la négation

Lors d’une question de grammaire :

  1. Repérer la structure négative (les termes employés, leur position).
  2. Qualifier la forme (simple, restrictive, totale, partielle, sans « ne », familière ou littéraire).
  3. Expliquer sa valeur (refus, atténuation, renforcement, nuance stylistique).

Exercices d’application

  1. Relevez la négation dans cet extrait et précisez sa nature :
    « Je ne puis rien sans toi. »
    ne…rien : négation portant sur l’objet, totale, renforce la dépendance.
  2. Dans : « Va, je ne te hais point », quel est l’effet de la négation ?
    → Négation simple (« ne…point ») mais valeur de litote qui exprime l’amour par la négation de la haine.
  3. Dans : « Il n’est pas sans talent », expliquez la nuance.
    → Négation partielle et double, exprime une atténuation proche de l’euphémisme (« il a du talent »).

À retenir


  • La négation encadre le verbe conjugué.
  • Elle peut exprimer l’absence, la restriction, ou une nuance particulière.
  • En contexte littéraire, elle a souvent une valeur stylistique : contraste, litote, intensité.
  • Au bac, il faut toujours passer de l’observation grammaticale à l’interprétation du sens et de l’effet produit.

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Hernani de Victor Hugo : Amour, Vengeance et Bataille Théâtrale – Analyse Complète !

Hernani, drame romantique emblématique de Victor Hugo, enflamme l’Espagne du XVIᵉ siècle avec un conflit explosif entre amour passionnel, honneur castillan et soif de pouvoir. Représenté en 1830, il déclenche la mythique bataille d’Hernani, triomphe des romantiques sur le classicisme rigide et manifeste théâtral du romantisme 

Contexte Historique d’Hernani

Censure et Révolution

Rédigé en 1829 après la censure de Marion de Lorme, Hernani Victor Hugo échappe à la répression en s’ancrant dans l’Espagne renaissante, climat politique orageux de la Restauration.

La première à la Comédie-Française le 25 février 1830 tourne au scandale mondain : affrontements entre romantiques et classiques, symbole ultime de la réforme théâtrale romantique.

Résumé Hernani : Triangle Amoureux et Tragédie Inéluctable

En cinq actes versifiés, l’intrigue suit le triangle amoureux Hernani-Doña Sol-Don Carlos : Hernani, noble proscrit vengeur, affronte le futur Charles Quint pour l’amour de Doña Sol, sur fond de complots et serments fatals.

Quand Hernani (Jean d’Aragon) se révèle et que l’empereur opte pour la clémence, la vengeance cède au duel passion-devoir, aboutissant au suicide tragique des amants.

Analyse Personnages

Hernani : Héros et Symboles

Héros romantique pur, proscrit fier déchiré entre amour pour Doña Sol et honneur mortel.

Don Carlos : roi cynique-séducteur

mué en empereur responsable.

Interrogation hugolienne

sur la légitimité et pouvoir.

Thèmes Principaux

1.Hernani :

Passion, Honneur, Pouvoir

2.Amour passionnel :

Hernani et Doña Sol choisissent la mort unie face à la séparation.

3. Honneur et vengeance :

legs baroque revisité en impasse tragique par Hugo.

4.Pouvoir métamorphosé :

Don Carlos du despote à l’empereur clément, vision politique universelle.

Conclusion

Hernani Drame Romantique :

Manifeste de la Préface de Cromwell

Hernani applique la théorie hugolienne :

grotesque-sublime entremêlés,

rejet des trois unités,

vers libres,

Pouvoir métamorphosés

Populaires et puissants confondus.

La bataille d’Hernani officialise le théâtre romantique français, pilier du XIXe siècle littéraire.

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Hernani de Victor Hugo : Amour, Vengeance et Honneur en Feu – 

Plongez dans le Drame qui a Fait Trembler Paris!

Imaginez une nuit de 1830 où le public hurle, se bat, et consacre la naissance du romantisme : c’est la Bataille d’Hernani ! Ce drame en cinq actes, situé en Espagne 1519, oppose un bandit passionné, une beauté captive et un roi conquérant. Hernani, noble banni, défie tout pour Doña Sol, tandis que serments fatals et complots royaux mènent à un suicide tragique sous le son fatal d’un cor. Prêt à vibrer avec ces passions dévorantes ?

Hernani : Le Bandit Maudit qui Vous Happe par sa Rage !

Et si la vengeance était une ombre qui murmure sans cesse à votre oreille ?

Hernani (Jean d’Aragon) est ce héros romantique ultime : proscrit depuis l’exécution de son père par le roi, il traque Don Carlos avec une obsession glaçante (« Ma vengeance qui veille, avec moi toujours marche »). Pourtant, son amour fou pour Doña Sol le déchire – refuse-t-il le pardon impérial pour honorer un serment ? Marginal sublime, il sacrifie tout, incarnant le cri du cœur contre les chaînes du destin. Vous sentirez son tourment pulser à chaque vers !

Doña Sol : L’Ange Fatal qui Brise les Cœurs Nobles. Combien de secrets gardez-vous pour un amour interdit ? Doña Sol, nièce promise au vieux duc Don Ruy, est cette pureté enflammée qui choisit la fuite et la mort avec Hernani (« La vie et Doña Sol ! – Non ! »). Victime des codes masculins, elle transcende l’amour courtois en passion absolue, défiant rois et oncles. Son destin tragique questionne : l’amour peut-il vaincre l’honneur castillan ? Une figure qui vous emportera dans son vertige romantique !

Don Carlos : Roi Séducteur ou Empereur Légendaire ? Le Choc !D’un enlèvement cynique à la clémence divine : Don Carlos (futur Charles Quint) vous surprend ! Jaloux et cruel au départ, traquant Hernani pour Doña Sol, il se mue en souverain magnanime, pardonnant les conjurés et élevant son rival.

Ce parcours hugolien – du grotesque au sublime – interroge le pouvoir : ambition personnelle ou grandeur universelle ? Un virage qui bouleverse tout et scelle le drame.

Don Ruy Gomez : L’Ancien Monde qui Sonne le Glas. Picturez un duc ridé activant un cor fatal par orgueil blessé : Don Ruy protège son honneur en offrant l’hospitalité à Hernani, mais sa jalousie vengeresse scelle le suicide des amants.

Symbole rigide du féodalisme castillan, il heurte le romantisme naissant. Archaïque et pathétique, il force la réflexion : les traditions peuvent-elles étouffer la passion ?

Ces personnages en feu révèlent les thèmes explosifs d’Hernani : vengeance héréditaire, honneur destructeur et amour triomphant. Parfait pour vos révisions bac ou une plongée addictive dans le romantisme – quel serment fatal choisiriez-vous ?

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Leçon Orthographe : Accord Participe Passé

Maîtrisez l’accord du participe passé en français, une règle clé pour éviter les fautes d’orthographe au lycée et au baccalauréat. Cette leçon orthographe détaille les cas avec avoir et être, avec exercices corrigés pour progresser rapidement en orthographe français secondaire.

Règle Avec l’auxiliaire  être

Le participe passé s’accorde toujours en genre et nombre avec le sujet.

Chez les verbes pronominaux, accordez-le au sujet sans COD après : Elles se sont lavées.

Invariable si COD suit :

Elles se sont lavé les mains.

Règle Avec Auxiliaire Avoir

Invariable si COD suit ou absent :

J’ai mangé les pommes.

Accordez au féminin ou masculin pluriel si COD précède :

Les pommes que j’ai mangées.

Exceptions

  invariable après il a fallu ou coûter + quantité.

Exercices Orthographe Participe Passé

Les lettres _____ (recevoir) hier sont arrivées.Elle _____ (écrire) une belle histoire.Les garçons _____ (se laver) avant le dîner.Nous _____ (voir) le film recommandé.Les tâches _____ (terminer) à temps.Corrigé : reçues ; a écrit ; se sont lavés ; avons vu ; terminées.

Pratiquez pour booster votre orthographe bac français.

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Les Propositions Subordonnées : Fiche Complète et Pédagogique

Introduction

Les propositions subordonnées sont des phrases dépendantes d’une autre proposition, appelée proposition principale.

Elles ne peuvent pas exister seules, car leur sens dépend de la phrase à laquelle elles sont rattachées.

Comprendre les subordonnées, c’est maîtriser l’art de construire des phrases riches, précises et nuancées.

Qu’est-ce qu’une proposition subordonnée ?

Une proposition subordonnée complète, précise ou explique une autre proposition. Elle est introduite par un mot subordonnant (comme que, quand, si, parce que, qui, dont, où, etc.).

Exemple :
  • Je pense que tu as raison.
    → que tu as raison est une proposition subordonnée complétive.

Les trois grands types de propositions subordonnées

1. La proposition subordonnée complétive

Elle complète un verbe, un adjectif ou un nom.
Elle est souvent introduite par que.

Exemples :

  • Il croit que tout ira bien.
  • Elle espère qu’il viendra.

Astuce : Si on peut remplacer la subordonnée par cela, c’est une complétive.

2. La proposition subordonnée relative

Elle complète un nom et est introduite par un pronom relatif : qui, que, dont, où, lequel…


Elle donne une précision sur le nom qu’elle accompagne.

Exemples :

  • Le livre que j’ai lu est passionnant.
  • L’élève qui travaille bien réussira.

Astuce : Elle joue le rôle d’un adjectif, car elle décrit le nom.

3. La proposition subordonnée circonstancielle

Elle indique une circonstance : le temps, la cause, la conséquence, le but, la condition, etc.


Elle est introduite par une conjonction de subordination : quand, parce que, si, bien que, afin que…

Exemples

  • Quand il pleut, je reste à la maison. (temps)
  • Il est parti parce qu’il était fatigué. (cause)
  • Travaille pour que tu réussisses. (but)

Astuce : On peut souvent la déplacer dans la phrase sans changer le sens.

récapitulatif

Type de subordonnée : Complétive

Mot subordonnant : que, si

Fonction principale : Complète un verbe, un adjectif ou un nom

Exemple : Je pense que tu as raison.

Type de subordonnée : Relative

Mot subordonnant : qui, que, dont, où…

Fonction principale : Complète un nom

Exemple : Le film que j’ai vu était génial.

Type de subordonnée : Circonstancielle

Mot subordonnant : quand, parce que, si, bien que…

Fonction principale : Indique une circonstance

Exemple : Quand il pleut, je lis.

Comment les reconnaître facilement ?

  1. Chercher le mot subordonnant : il introduit toujours la subordonnée.
  2. Identifier la fonction : complète-t-elle un verbe, un nom ou donne-t-elle une circonstance ?
  3. Tester la suppression : si la phrase perd son sens, la subordonnée est essentielle (complétive ou relative). Si elle reste compréhensible, c’est souvent une circonstancielle.

Exercice rapide

Souligne la proposition subordonnée et indique son type :

  1. Je sais que tu viendras demain.
  2. Le garçon qui court est mon frère.
  3. Si tu veux, on peut réviser ensemble.

Réponses :

  1. Complétive
  2. Relative
  3. Circonstancielle

Astuce visuelle pour retenir

Imagine une maison de la phrase :

  • Le toit = la proposition principale (elle protège tout le reste).
  • Les murs = les subordonnées complétives et relatives (elles soutiennent le sens).
  • Le jardin = la subordonnée circonstancielle (elle embellit la phrase)
  • Conclusion

Les propositions subordonnées enrichissent la langue française en permettant d’exprimer des idées complexes et nuancées. Les maîtriser, c’est améliorer la clarté, la précision et la beauté de l’expression écrite et orale.

Fiche rédigée pour un apprentissage clair, visuel et progressif de la grammaire française.

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La nature et la fonction des mots

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Objectifs

  • Identifier la nature grammaticale
  • d’un mot.
  • Déterminer la fonction d’un mot ou d’un groupe de mots dans une phrase.

I. La nature des mots

La nature d’un mot indique ce qu’il est dans la langue, indépendamment de son rôle dans la phrase.

1. Les mots variables

  • Nom : désigne une personne, un animal, une chose, une idée.
    Exemple : le chat, la liberté
  • Déterminant : accompagne le nom.
    Exemple : le, une, ces
  • Adjectif qualificatif : précise une qualité du nom.
    Exemple : un chat noir
  • Pronom : remplace un nom.
    Exemple : il, celle, les leurs
  • Verbe : exprime une action ou un état.
    Exemple : courir, être, avoir

2. Les mots invariables

  • Adverbe : modifie un verbe, un adjectif ou un autre adverbe.
    Exemple : vite, très, bien
  • Préposition : introduit un complément.
    Exemple : à, de, pour, avec
  • Conjonction : relie des mots ou des propositions.
    Exemple : et, mais, parce que
  • Interjection : exprime une émotion.
    Exemple : oh !, ah !, zut !

II. La fonction des mots

La fonction d’un mot indique le rôle qu’il joue dans la phrase.

1. Fonctions liées au verbe

  • Sujet : indique qui fait l’action.
    Exemple : Le chat dort.
  • Complément d’objet direct (COD) : reçoit directement l’action.
    Exemple : Il mange une pomme.
  • Complément d’objet indirect (COI) : introduit par une préposition.
    Exemple : Il parle à son ami.

2. Fonctions liées au nom

  • Complément du nom : précise le nom.
    Exemple : la robe de Marie
  • Épithète : adjectif placé à côté du nom.
    Exemple : une maison blanche
  • Attribut du sujet : relié au sujet par un verbe d’état.
    Exemple : Elle est heureuse.

III. Méthode d’analyse

  1. Identifier la nature du mot.
  2. Repérer sa fonction dans la phrase.
  3. Vérifier la cohérence du sens.

Exercices

Exercice 1 : Identifier la nature des mots

Souligne la nature de chaque mot en gras.

  1. Le chat noir dort.
  2. Elle parle doucement.
  3. Ces enfants jouent dans le jardin.

Exercice 2 : Identifier la fonction des mots

Indique la fonction des mots soulignés.

  1. Paul mange une pomme.
  2. Il parle à sa sœur.
  3. La robe de Marie est belle.

Exercice 3 : Nature et fonction

Pour chaque mot en gras, indique sa nature et sa fonction.

  1. Les enfants chantent une chanson.
  2. Marie est gentille.
  3. Il marche avec son ami.

Exercice d’application

Analyse complète la phrase suivante :
Le petit garçon lit un livre dans le jardin.

  • Nature et fonction de chaque mot.

Évaluation

  • Savoir distinguer la nature et la fonction d’un mot.
  • Être capable d’analyser une phrase simple.

Fin de la leçon : La nature et la fonction des mots

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Nature et fonction grammaticale – Leçon complète et ultra claire

1. Qu’est-ce que la nature d’un mot ?

. La nature (ou classe grammaticale) indique ce qu’est le mot, sa “carte d’identité”.


. Elle ne change jamais, quel que soit son rôle dans la phrase.

Les principales natures de mots

. Nom : désigne une personne, un animal, une chose, une idée → chien, liberté.

. Déterminant : accompagne le nom → le, une, ces.

. Adjectif qualificatif : précise le nom → grand, rapide.

. Pronom : remplace un nom → il, celle, nous.

. Verbe : exprime une action ou un état → mange, dort, est.

. Adverbe : modifie un verbe/adjectif → vite, très, bien.

. Préposition : introduit un complément → à, de, avec, pour.

. Conjonction : relie des mots ou des propositions → mais, car, parce que.

. Interjection : exprime une émotion → oh !, ah !.

2. Qu’est-ce que la fonction d’un mot ?

. La fonction indique le rôle du mot dans la phrase.

. Contrairement à la nature, la fonction peut changer d’une phrase à l’autre.

Les principales fonctions

Sujet : fait l’action → Le chat dort.

Attribut du sujet : information sur le sujet après être/sembler/devenir → Il devient grand.

COD : complète un verbe sans préposition → Il mange une pomme.

COI : complète un verbe avec préposition → Il parle à Paul.

Complément circonstanciel (CC) : indique le temps, lieu, manière… → Le matin, il part.

Complément du nom → Le cahier de Léa.

Apposition → Léa, ma sœur, lit.

Complément de phrasePour réussir, il faut travailler.

. Fonctions liées au verbe
  • Sujet : indique qui fait l’action.
    Exemple : Le chat dort.
  • Complément d’objet direct (COD) : reçoit directement l’action.
    Exemple : Il mange une pomme.
  • Complément d’objet indirect (COI) : introduit par une préposition.
    Exemple : Il parle à son ami.

3. Comment faire la différence ? (Méthode simple)

Étape 1 : Identifier la nature

~Regarde ce qu’est le mot, indépendamment de la phrase.

Étape 2 : Identifier la fonction

~Observe le rôle qu’il joue dans la phrase.

Exemple

Phrase : Le petit chat regarde une souris dans le jardin.

Nature et fonction

Le (nature) déterminant

    (fonction) introduit le nom


petit (nature) adjectif

        (fonction) épithète du nom


chat (nature) nom

        (fonction) sujet


regarde (nature) verbe  de la phrase


une (nature) déterminant

    (fonction) introduit le nom


souris (nature) nom

           (fonction)  COD


dans le jardins (nature) groupe prépositionnel

                        (fonction) CC de lie

4. Astuce magique pour ne plus confondre

La NATURE ne change jamais → « Qui suis-je ? »

La FONCTION change selon la phrase → « À quoi je sers ici ? »

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« Manon Lescaut : Les citations essentielles pour réussir votre dissertation sur le roman passionné de l’Abbé Prévost »

Voici une fiche pédagogique avec des citations (longues et courtes) utiles pour la dissertation sur l’œuvre « Manon Lescaut » de l’Abbé Prévost, ciblant des enjeux clés de l’œuvre et de son auteur :

I. Citations majeures de Manon Lescaut pour la dissertation

« Le public verra, dans la conduite de M. des Grieux, un exemple terrible de la force des passions… un mélange de vertus et de vices, un contraste perpétuel de bons sentiments et d’actions mauvaises. » (Avis de l’auteur sur Des Grieux)«

C’est rendre, à mon avis, un service considérable au public, que de l’instruire en l’amusant. » (Intention didactique et morale de l’Abbé Prévost)

« Par quelle fatalité suis-je devenue si criminelle ? L’amour est une passion innocente ; comment s’est-il changé en source de misères et désordres ? » (Désespoir de Manon face à sa destinée tragique)

« Ne vois-tu pas que, dans l’état où nous sommes, c’est une sotte vertu que la fidélité ? » (Questionnement sur la fidélité en situation de précarité)

« Il faut compter ses richesses par les moyens qu’on a de satisfaire ses désirs. » (Réflexion sur la fortune et la réalité sociale)

« Le ciel ne me trouva sans doute pas assez rigoureusement puni. » (Regret de Des Grieux après la mort de Manon, fatalisme)

« Une fille comme elle doit nous entretenir, vous, elle et moi. » (Lescaut sur la dépendance financière et sociale de Manon)

II. Thèmes pour préparer la dissertation

1.La force et la tragédie des passions

2. ‘Le sacrifice et la désespérance amoureuse

3. La morale et la critique sociale dans le roman

4. Le destin et la fatalité des personnagesLa tension entre désirs individuels et contraintes sociales

Cette sélection peut être utilisée telle quelle pour illustrer des arguments lors d’une dissertation sur « Manon Lescaut » et constitue un support pédagogique complet pour les élèves

III. liste de citations courtes et percutantes pour enrichir une dissertation sur Manon Lescaut

« L’amour est une passion innocente. »

Personnage : Narrateur (souvent associé à Des Grieux, le narrateur principal)


Cette phrase exprime la nature première et pure de l’amour avant qu’il ne soit altéré par les passions destructrices.

« Le public verra un mélange de vertus et de vices. »

Personnage : Auteur (Abbé Prévost en prologue ou réflexion narrative)

C’est une mise en garde sur le caractère complexe et ambigu des personnages, particulièrement Des Grieux.

« C’est une sotte vertu que la fidélité, dans l’état où nous sommes. »

Personnage : Manon Lescaut

Cette phrase souligne la tension entre la morale traditionnelle et la dure réalité matérielle qui mène à justifier un comportement infidèle.

« Il faut compter ses richesses par les moyens qu’on a. »

Personnage : Narrateur / Des Grieux

Réflexion philosophique sur la manière dont les personnages gèrent leur condition sociale et leurs désirs.

« Le ciel ne me trouva pas assez rigoureusement puni. ».

Personnage : Des Grieux

Exprime son repentir et sa douleur morale après la perte tragique de Manon.

« Une fille comme elle doit nous entretenir. »

Personnage : Lescaut (frère de Manon)

Montrant la vue marchande et intéressée qu’il a de Manon, réduite à un objet de profit.


Phrase qui illustre le paradoxe de la passion amoureuse dans le roman, à la fois sublime et destructrice.

« Par quelle fatalité suis-je devenue si criminelle ? »

Personnage : Manon Lescaut

Expression de son désespoir et conscience tragique de sa propre chute.

« L’amour est source de misères et désordres. »

Personnage : Narrateur / Des Grieux

Ces citations permettent d’illustrer les dilemmes moraux, la force des passions, la critique sociale et la tragédie dans l’œuvre de l’Abbé Prévost

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Découvrez une leçon de philosophie complète sur la justice 

définition, auteurs et méthodes

Découvrez une leçon complète sur la justice en philosophie, idéale pour les élèves de Terminale. Cette fiche synthèse présente les concepts clés, les grands philosophes, ainsi que la méthodologie pour réussir une dissertation ou un commentaire philosophique sur la justice.

Définitions essentielles de la justice en philosophie

. La justice est à la fois une vertu morale et une organisation sociale.

. Elle consiste dans la justice morale à traiter chacun équitablement en respectant ses droits.

En philosophie politique,

. La justice désigne le cadre juridique et institutionnel garantissant l’ordre social et le respect des lois.

. L’équité, quant à elle, adapte la règle générale pour éviter les injustices particulières.

Les grands philosophes  et leurs conceptions de la justice

Platon

définit la justice comme l’harmonie entre les différentes classes de la cité et les parties de l’âme.

Aristote

distingue la justice distributive (répartition selon le mérite) et corrective (restauration de l’équilibre).

Hobbes

voit la justice comme respect du contrat social garantissant la paix

Locke

insiste sur la protection des droits naturels (vie, liberté, propriété) par l’État.

Rousseau

lie justice et volonté générale démocratique.

Kant

fonde la justice sur des lois universelles respectant la liberté.

Bentham et Mill

pensent la justice comme maximisation du bonheur collectif (utilitarisme).

Rawls

introduit la justice comme équité, avec un voile d’ignorance pour garantir des inégalités justifiées..

Méthode pour réussir une dissertation philosophie sur la justice

Introduction

. Définir les termes clés

. Poser le problème philosophique

. Annoncer le plan structuré 

Développement

Thèse 1 :

. Exposer une conception classique ou commune de la justice.

Thèse 2 :

. Exposez une thèse principale autour de la justice.

. Présentez une critique ou une autre vision philosophique.

. Proposez une synthèse ou dépassement pour enrichir la réflexion.

. Présenter une objection ou une autre conception critique.

. Proposer un dépassement ou une conciliation.

Conclusion

Résumer la réflexion et ouvrir sur une nouvelle question.

Méthode du commentaire philosophique 

Introduction :

. Définissez clairement les termes liés à la justice en philosophie,

. Formulez une problématique pertinente sur la justice 

. Annoncez un plan cohérent.

Analyse :

. Exposez une thèse principale autour de la justice.

. Présentez une critique ou une autre vision philosophique.

. Proposez une synthèse ou dépassement pour enrichir la réflexion.

Conclusion :

Résumez vos arguments et ouvrez la discussion.

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La forme interrogative question de grammaire au bac

L’interrogation est une notion de grammaire fréquemment évaluée au bac de français, tant à l’oral qu’à l’écrit.

Les candidats doivent savoir distinguer ses différentes formes et analyser leur construction et leur fonction dans le texte.

Types d’interrogation

L’interrogation directe

possède un point d’interrogation final et souvent une inversion du sujet et du verbe. Elle est reconnaissable à la formulation explicite de la question.

L’interrogation indirecte

est intégrée à une phrase complexe, introduite généralement par des complétives (“si”, “quand”, “comment”, etc.) et sans inversion sujet-verbe. Elle se termine par un point.

Interrogation totale ou partielle

L’interrogation totale porte sur toute la proposition : on peut y répondre par “oui” ou “non” (ex. : “Est-ce que tu viens ?”).

L’interrogation partielle porte sur un élément précis et introduit par un mot interrogatif (qui, que, quel, comment, pourquoi…) ;

la réponse attendue est précise et ne peut pas être simplement “oui” ou “non”.

Analyse de l’interrogation au bac

Pour l’épreuve de grammaire, il est conseillé de suivre ces étapes :

Repérer la forme (directe/indirecte)

Identifier le type (totale/partielle)

Relever les mots introducteurs et leur nature (adverbe, pronom, déterminant)

Préciser la fonction dans le texte (demande d’information, question rhétorique, engagement du lecteur).

L’élève peut aussi être amené à expliquer la valeur de l’interrogation (ex. : effet de suspense, sollicitation du lecteur, expression du doute, etc.).

Conseils pratiques

Savoir reconnaître et justifier la construction de l’interrogative (inversion sujet-verbe, emploi de “est-ce que”…)

S’entraîner à analyser et rédiger des réponses structurées selon les consignes du Bac

Se référer à des exemples issus du programme (extraits littéraires, simulations d’épreuve).

Maîtriser ces éléments est essentiel pour obtenir les points attribués à la question de grammaire lors de l’examen.

En résumé

Interrogation directe totale

Forme : question à laquelle on répond par « oui » ou « non ».

Exemple : « As-tu fini tes devoirs ? »Sujet et verbe sont inversés : « As-tu fini… ? »Variante courante : « Est-ce que tu as fini tes devoirs ? »

Interrogation directe partielle

Forme : question qui porte sur un élément précis, introduit par un mot interrogatif.

Exemple : « Où vas-tu ce soir ? »Mot interrogatif (« Où ») + inversion sujet-verbe (« vas-tu »).

Interrogation indirecte totale

Forme : question intégrée dans une proposition subordonnée ; la réponse attendue est « oui » ou « non ».

Exemple : « Je me demande si tu as fini tes devoirs. »Introduite par « si », pas d’inversion sujet-verbe.

Interrogation indirecte partielle

Forme : intégrée dans une proposition subordonnée, porte sur un élément précis.

Exemple : « Je voudrais savoir où tu vas ce soir. »Introduite par un mot interrogatif (« où »), pas d’inversion sujet-verbe.

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Manon Lescaut- Le plaisir romanesque dans le parcours de Manon Lescaut

réside dans la puissance évocatrice du récit, la complexité psychologique des personnages, et la tension dramatique qui agitent l’ensemble du roman.

Immersion dans la passion et l’émotion

Le roman offre au lecteur une plongée intense dans l’univers passionnel de Des Grieux, grâce à une narration à la première personne où se mêlent exaltation amoureuse, tourments intérieurs et souffrances extrêmes.

Cette proximité avec le héros rend le récit très vivant et tiré entre espoir et désespoir, ce qui capte profondément l’attention du lecteur et crée un fort engagement émotionnel.

Une succession d’aventures et de péripéties

Le parcours tumultueux des amants inclut des voyages, des arrestations, des exils et des trahisons.

Ces péripéties multiples, souvent marquées par des revers dramatiques et des retournements de situation, rythment le roman en l’animant d’un suspense et d’un dynamisme propres au roman d’aventures, tout en restant ancré dans la sphère intime et subjective.

Conflits moraux et réflexions existentielles

Le plaisir romanesque est aussi nourri par le questionnement sur la morale, la passion, la société et l’identité.

Les dilemmes de Des Grieux, entre amour et devoir, raison et désir, offrent une profondeur philosophique qui dépasse l’anecdote pour toucher à des enjeux universels.

Le lecteur se retrouve confronté à la complexité humaine à travers ce portrait nuancé, ce qui enrichit la lecture

Alternance de registres et style lyrique

Prévost joue sur les registres lyrique, pathétique et parfois tragique, utilisant une langue expressive, remplie d’amplifications et figures de style.

Cette expressivité crée une musicalité et une intensité qui séduisent le lecteur et lui donnent un plaisir esthétique en plus du contenu dramatique.

En résumé

Le plaisir romanesque de Manon Lescaut tient à l’alchimie entre une narration passionnée, des aventures captivantes et une profondeur psychologique et morale qui touche le lecteur à la fois dans ses émotions et sa réflexion.

Les personnages illustrant la marge dans Manon Lescaut sont

principalement Manon Lescaut

elle-même, Des Grieux, et dans une moindre mesure, le frère de Manon, Lescaut. Ils sont en marge pour plusieurs raisons

Manon est en marge parce qu’elle refuse le destin que la société et sa famille lui imposent, notamment l’entrée au couvent.

Elle choisit la liberté et la passion, ce qui la place en dehors des normes sociales et morales de l’époque.

De plus, son statut social modeste et sa vie instable entre amour, prison et exil accentuent cette marginalité.

Elle incarne une femme marginale dans sa quête de ses propres désirs, malgré les condamnations sociales .

Des Grieux

est un personnage en marge notamment par son renoncement aux études ecclésiastiques, ses actes illégaux (comme la falsification, la violence et la fuite), et sa rupture avec la famille et l’ordre social traditionnel.

Son parcours est celui d’un marginal qui dévie des normes, poussé par sa passion pour Manon.

Il vit dans une instabilité morale et sociale, ce qui le place à la périphérie de la société noble et bourgeoise du XVIIIe siècle .

Le frère de Manon

Lescaut, est aussi un personnage en marge, souvent présenté comme immoral, voire bandit, ce qui contrarie l’ordre social.

Il illustre la marginalité liée à un comportement déviant et à une absence de respect des règles sociales dominantes .

Ces personnages sont marginaux car ils sont en conflit avec les normes sociales, morales ou légales de leur temps. Leur marginalité les place à la frontière d’une société qui les rejette ou les condamne, créant une tension dramatique et romanesque autour de leur destin. Leur parcours illustre ainsi la difficulté de concilier passion et normes, liberté individuelle et contraintes sociales, ce qui fait d’eux des figures en marge tant physique, sociale que morale.

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Manon Lescaut :

Le rôle central  de  Des Grieux

Des Grieux occupe le rôle central de narrateur et de protagoniste dans Manon Lescaut. Initialement jeune noble promis à une brillante carrière ecclésiastique, il s’éprend passionnément de Manon, ce qui l’amène à renoncer à sa famille, à sa classe sociale et à ses valeurs.

Sous l’emprise de cette passion, il bascule dans la marginalité : il commet des vols, se montre prêt à tout pour sauver Manon, et se retrouve entraîné dans une descente aux enfers sociale et morale.

Son rôle est celui du héros tragique, dont le parcours incarne la lutte entre raison et désir. Des Grieux fait de Manon le centre absolu de sa vie, sacrifiant tout pour elle jusqu’à transgresser les lois et les normes.

Il prend la parole à la première personne, invitant le lecteur à ressentir ses tourments, ses doutes et ses espoirs, et fait du roman une confession pathétique où la passion dévastatrice met en péril jusqu’à sa propre identité.

Enfin, son cheminement illustre la fragilité des aspirations humaines face à la fatalité : Des Grieux assume jusqu’au bout ses décisions, traverse le malheur et la perte, et incarne l’ambiguïté du personnage romantique, à la fois victime et acteur conscient de ses actes. Sa présence et sa parole structurent l’ensemble du récit, donnant au roman une forte dimension introspective et émotionnelle.

Les motivations de Des Grieux

tout au long du roman Manon Lescaut évoluent autour de plusieurs points essentiels qui reflètent sa passion, ses conflits intérieurs et sa quête existentielle.

Passion amoureuse et dévotion

Des Grieux est avant tout motivé par un amour absolu et irrésistible pour Manon.

Cette passion intense le pousse à tout abandonner — sa famille, ses études, sa condition sociale — et à entreprendre des actions extrêmes pour rester auprès d’elle. Son amour devient le moteur principal de ses décisions, même lorsque celles-ci le conduisent à la ruine.

Lutte entre raison et désir

Au fil de l’histoire, Des Grieux est constamment tiraillé entre sa raison et sa morale d’une part, et ses désirs passionnés d’autre part.

Il est motivé par un désir de concilier ces contraires, en cherchant parfois à se repentir et à s’élever moralement, mais rarement avec succès.

Cette tension psychologique crée une profonde ambivalence dans ses actes.

Protection et sauveteur

Un autre moteur fort chez Des Grieux est sa volonté de protéger Manon. Il entreprend des démarches désespérées pour la libérer de situations périlleuses, pour la défendre contre ses ennemis ou contre la société, quitte à risquer sa propre vie et sa liberté.

Cette motivation souligne un aspect chevaleresque de son personnage, fidèle à l’image du héros romantique.

Quête de sens et fatalité

Enfin, Des Grieux est animé par une quête existentielle plus large, qui devient apparente dans la deuxième moitié du roman. Face aux malheurs répétés et à la chute progressive de Manon, il cherche un sens à sa souffrance et à son sacrifice.

Cette recherche de rédemption, combinée à la conscience tragique de la fatalité, le pousse à une certaine forme de résignation, mais aussi de lucidité douloureuse.

Ainsi, les motivations de Des Grieux sont riches et complexes, mêlant amour passionné, conflit moral, devoir de protection et questionnement existentiel, ce qui en fait un personnage profondément humain et tragique.

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Manon Lescaut. Les principaux thèmes du roman ainsi que les procédés littéraires majeurs utilisés par Prévost

« Manon Lescaut », roman de l’abbé Prévost publié en 1731, interroge les dérives de la passion amoureuse et la remise en question des normes sociales, tout en proposant une richesse stylistique remarquable pour exprimer la sensibilité de ses personnages.

L’analyse suivante développe les principaux thèmes du roman ainsi que les procédés littéraires majeurs utilisés par Prévost.

Thèmes principaux

La passion amoureuse

L’amour entre Des Grieux et Manon constitue le cœur du roman, présenté comme une force irrésistible et destructrice.

La passion y est vécue dans toute son intensité, conduisant les personnages à commettre des actes immoraux et les précipitant vers la souffrance et la déchéance.

La quête du bonheur

se transforme finalement en illusion et en tragédie, illustrant le conflit entre raison et désir.

La liberté et la transgression

Les deux protagonistes s’affranchissent des normes sociales, religieuses ou familiales, cherchant à vivre selon leurs désirs.

Leur quête de liberté s’oppose aux contraintes de la société du XVIIIᵉ siècle, reflétant les aspirations des Lumières.

La déportation et l’exil

symbolisent la sanction sociale infligée à ceux qui transgressent ces règles.

La critique sociale

Prévost met en lumière l’hypocrisie de la noblesse et les vices de l’époque, notamment à travers la marginalité des amants et leur exclusion.

Le roman critique l’ordre social, notamment en dénonçant les conditions de vie des femmes à la Pitié-Salpêtrière et en représentant le Nouveau Monde comme une impasse.

Le luxe et la tentation matérielle

Les objets de richesse incarnent la tentation et la corruption. Ils participent à la descente morale de Manon et Des Grieux.

Manon symbolise l’attrait du luxe et la fragilité humaine face aux désirs matériels.

La fatalité et le tragique

Le destin funeste des personnages rappelle le registre tragique, Manon étant écrasée par des forces qui la dépassent.

La fin tragique et la mort soulignent l’impossibilité de s’opposer au destin.

Les procédés littéraires

La narration et le point de vue

Le roman adopte une narration à la première personne, privilégiant l’émotivité et la subjectivité du narrateur.

Le récit alterne focalisation interne (regard de Des Grieux) et descriptions extérieures, permettant au lecteur d’accéder aux sentiments les plus intimes.

La description et l’hypotypose

Prévost utilise l’hypotypose pour rendre vivantes certaines scènes, notamment dans la représentation du corps de Manon ou des situations de souffrance.

La précision des détails crée des images fortes et participent à l’intensité dramatique.

Alternance des registres

Le texte combine registre pathétique et libertinage, en superposant scènes de tendresse et épisodes de douleur.

Cette alternance accentue la complexité émotionnelle des personnages.

Le style indirect et direct

Prévost alterne discours indirect et discours direct pour mettre en valeur le ton et la portée émotionnelle des dialogues.

Les choix des personnes et des temps servent à nuancer la perception des sentiments et la progression du récit.

L’amplification et l’exagération

L’auteur emploie l’amplification dans les descriptions, notamment pour accentuer les émotions et les situations extrêmes vécues par les personnages.

Rupture avec les règles classiques

Le roman ne respecte pas toujours l’unité de temps, de lieu et d’action, s’affranchissant des contraintes du classicisme et annonçant le mouvement préromantique.

Conclusion« Manon Lescaut » est une œuvre à la fois passionnelle et critique, où l’amour et la liberté s’opposent à l’ordre social, et où la narration intime permet de rendre compte de la complexité des sentiments.

Les procédés littéraires de Prévost servent magistralement l’analyse psychologique des personnages et l’intensité dramatique du roman.

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Manon Lescaut Les principaux personnages

Manon Lescaut :

Jeune femme d’une grande beauté, insouciante et séduisante. Elle oscille entre amour sincère et recherche de luxe, devenant l’objet de fascination et de passion destructrice pour Des Grieux.

Son caractère est complexe : elle est à la fois dévouée et attirée par l’argent et le confort matériel.

Le chevalier Des Grieux :

Issu d’une famille noble, il est le narrateur du roman et le protagoniste masculin.

Son amour pour Manon le pousse à renoncer à son avenir prometteur et à commettre des actes imprudents, parfois illégaux. Il incarne le combat entre la raison et la passion.

Personnages secondaires

Tiberge : Ami fidèle de Des Grieux, il tente de le ramener à la raison et fait figure de conscience morale tout au long du récit.

Monsieur Lescaut : Frère de Manon, soldat et personnage ambigu. Il protège sa sœur tout en l’exploitant, introduit Des Grieux dans la criminalité et représente la corruption du milieu.

Monsieur de G… M… :

Vieil homme fortuné et protecteur de Manon, il symbolise les dangers et la tentation du luxe pour le jeune couple.

Le fils de G… M… :

Rival de Des Grieux, il joue un rôle dans la disgrâce du couple et participe aux intrigues amoureuses entourant Manon.

Quelques autres personnages

Le marquis de Renoncour :

Narrateur du récit-cadre qui recueille et transmet l’histoire de Des Grieux et Manon.

Les personnages secondaires interviennent comme le portier de l’hôtel, des valets, ou d’autres prétendants, illustrant la dimension sociale et la diversité des obstacles rencontrés par le couple.

Chaque personnage joue un rôle crucial dans la dynamique du roman, en incarnant tour à tour le désir, la moralité, la corruption ou l’autorité sociale.

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Bac 2026- Leçon : L’argument, la citation et l’analyse dans un commentaire

Pour réussir un commentaire de texte, il est essentiel de construire chaque partie de votre propos avec trois éléments clés : l’argument, la citation et l’analyse.1. L’argument : formuler une idée claire

L’argument

est l’idée principale que vous défendez dans votre paragraphe. Il répond à la question posée par le sujet et annonce ce que vous allez démontrer.

Un bon argument

est précis, directement en lien avec le texte et toujours en rapport avec la problématique.

Exemple d’argument 

« La scène montre l’opposition entre la passion naïve du maître et le réalisme critique du valet. ».

La citation : illustrer votre argument

La citation est un extrait choisi dans le texte qui appuie concrètement votre argument. Elle doit être courte, pertinente, et toujours intégrée correctement dans votre phrase.

 

Exemple de citation:

« Dorante affirme avec assurance : ‘Celle qui m’a parlé, celle qui m’a su pendre, c’est Lucrèce’.

3. L’analyse :

expliquer la citation

L’analyse est la partie où vous expliquez en quoi la citation soutient votre argument.

Vous décomposez le passage, vous remarquez

Exemple d’analyse :

« Cette déclaration révèle la certitude passionnée de Dorante, qui se fie autant à son cœur qu’aux apparences pour reconnaître Lucrèce, soulignant son idéalisme amoureux. »

■ les effets de style,

■ les registres,

■ les intentions des personnages, ou les implications dramatiques.

C’est la démonstration de votre compréhension approfondie du texte.

Résumé du schéma à suivre

Cette méthode vous permet de construire un commentaire rigoureux et fluide, en évitant les généralités et en restant toujours ancré dans le texte.

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Fiche de l’ oeuvre Lettres d’une Péruvienne de Graffigny »Du déracinement à l’émancipation  »chapitre par chapitre

La construction de l’identité féminine dans Lettres d’une Péruvienne de Graffigny » Ce titre met en avant le chemin initiatique de Zilia, le lien entre le contexte exotique, l’édification intérieure et la portée critique sur la société française et la condition des femmes, tout en synthétisant la thématique de l’œuvre et la spécificité du parcours étudié

une analyse structurée chapitre par chapitre de l’œuvre « Lettres d’une Péruvienne » de Françoise de Graffigny, mettant en avant la progression du récit et les thèmes centraux, avec des exemples et éléments pertinents pour le bac français.

Introduction

  L’œuvre »Lettres d’une Péruvienne » relate, sous forme épistolaire, le destin de Zilia, une princesse inca enlevée lors de la conquête du Pérou, confrontée à la société française du XVIIIe siècle. À travers ses lettres, l’autrice pose un regard critique sur la condition féminine, l’altérité culturelle, et la quête d’émancipation

Lettres I à X : Arrachement et découverte

Zilia est enlevée par des Espagnols le jour de ses noces au temple du Soleil.Le navire espagnol est attaqué par des Français, qui emmènent Zilia vers l’Europe ; elle ne comprend au départ que quelques mots, communique avec ses quipos (cordons incas servant de mémoire)

Les thèmes abordés

choc des cultures, souffrance liée au déracinement, premiers contacts avec une civilisation inconnue.

Lettres XI à XIX : Adaptation et observation

Zilia est recueillie en France par le chevalier Déterville, qui tombe amoureux d’elle

Elle s’efforce d’apprendre le français et découvre les arts et coutumes européennes.

Elle observe avec lucidité les différences entre l’éducation des femmes en France et au Pérou, s’étonne des galanteries qui lui sont faites sans en comprendre le sens.

Déterville doit partir pour la guerre, l’inquiétude de Zilia et Céline (compagne d’infortune) grandit, elles sont confiées à un couvent, endroit où l’éducation féminine lui apparaît superficielle et contraignante .

Lettre XX : Regard sur la société et la monarchie

Lettre très analytique dans laquelle Zilia s’interroge sur la monarchie française et son système arbitraire, dénoncé comme paralysant (économie, libertés…), dans la lignée des Lumières et du regard critique porté sur l’Europe par un étranger.

Lettres XX à XXXIII : Prise de conscience et critique

Zilia acquiert une bonne maîtrise du français : ses lettres sont plus longues, la naïveté laisse place à une réflexion philosophique et sociale.

Elle critique la société française, son hypocrisie, les inégalités hommes-femmes, et le modèle d’éducation réservé aux femmes.

Le point de vue reste celui d’une étrangère cherchant à comprendre, à juger sans préjugés — ce qui bouscule les conventions du roman épistolaire.

Lettre XXXIV : Émancipation et refus des conventions

Lettre importante pour le bac : Zilia critique majoritairement les conditions imposées aux femmes françaises, leur ignorance, la domination masculine et la superficialité de leur éducation.

Ce chapitre marque le refus du destin traditionnel : Zilia choisit l’indépendance, repousse les modèles matrimoniaux et invente un avenir inédit, hors de la dépendance.

Fin de l’œuvre : Trajectoire initiatique

Le roman se clôt sur la décision de Zilia de ne pas se marier, mettant en avant son émancipation et la création d’un destin personnel.

La dernière lettre rompt avec les conventions du roman sentimental, inscrivant cette héroïne dans la modernité.

Analyse thématique et stylistique

L’œuvre mêle récit d’initiation, questionnement philosophique et critique sociale.

Graffigny donne une grande sensibilité à son style, tout en instaurant la distance et la réflexion propres à la littérature d’idées.

L’utilisation des quipos, la progression de la maîtrise linguistique, et le refus final des conventions font de ce texte une œuvre originale et profondément moderne, au cœur du questionnement sur l’altérité et la condition féminine.

Conseils pour le bac à retenir

Lettre 1

Traumatisme de l’arrachement

Lettre 9

Découverte et apprentissage

Lettre 20

Regard  critique de l’éducation des femmes, émancipation.

Conseils

Travaillez la progression du personnage de Zilia, ses transformations, et la portée critique du regard qu’elle porte sur la France du XVIIIe siècle.

Cette œuvre offre une traversée initiatique, un regard critique sur l’Europe et la condition des femmes, ainsi qu’un beau témoignage littéraire sur la découverte de l’altérité et la quête de liberté.

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Bac 2026 Les fonctions de la poesie dans les cahier de Douai de Rimbaud.

introduction

Dans Les Cahiers de Douai d’Arthur Rimbaud, les fonctions poétiques prennent des formes concrètes et variées selon les textes. Ce recueil, écrit en 1870 alors que le poète n’a que seize ans, illustre déjà toutes les grandes fonctions de la poésie

Fonction expressive

Rimbaud y exprime ses émotions, rêves et sensations avec une sincérité désarmante.
Dans Sensation, il évoque la liberté et le plaisir de l’union avec la nature

Dans ma Bohème : marcher seul, « les poings dans les poches crevées », en harmonie avec la terre. La poésie devient ici un moyen d’exprimer la joie, la jeunesse et la fusion sensorielle avec le monde.

Fonction révélatrice

Certains poèmes cherchent à révéler une vérité cachée du monde.
Dans Ophélie
, par exemple, Rimbaud réinvente la figure shakespearienne pour révéler la beauté et la fragilité humaines ; la nature y accompagne la mort avec douceur. Ce regard neuf transforme un mythe tragique en méditation sur la pureté et la finitude.

Fonction engagée (ou dénonciatrice)

Rimbaud s’engage déjà, à son âge, contre la guerre et l’ordre établi.
Le Dormeur du Val
en est l’exemple le plus célèbre : sous le tableau paisible de la nature se cache un jeune soldat mort. Le contraste révèle la cruauté de la guerre et dénonce l’absurdité des violences politiques.

Fonction créatrice

Ma Bohème illustre la création poétique comme acte de liberté.
Tentant d’« inventer » sa propre voix, Rimbaud y célèbre l’errance et l’inspiration vagabonde du poète, comparé au Petit Poucet semant des rimes. Le langage devient instrument d’émancipation et de métamorphose.

Conclusion

Ainsi, dans Les Cahiers de Douai, Rimbaud utilise la poésie pour exprimer, dénoncer, révéler et inventer : toutes les fonctions poétiques y cohabitent au service d’un jeune génie en quête de liberté et de vérité.

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   » On ne  badine pas avec l’amour

Plan détaillé avec points essentiels sur la pièce « 

Fiche de révision

  • Présentation générale
    • Alfred de Musset, auteur romantique majeur du XIXe siècle.
    • « On ne badine pas avec l’amour » est une pièce courte en prose, écrite en 1834.
    • Combinaison de comédie et de drame, reflet des tensions romantiques entre passion et raison.
  • Résumé de l’œuvre
    • Perdican revient auprès de Camille, sa cousine, après des années d’absence.
    • Camille, élevée au couvent, est réservée et méfiante envers l’amour humain.
    • Perdican, blessé, joue pour provoquer Camille en séduisant Rosette, jeune fille innocente.
    • Les jeux amoureux, le silence et les malentendus déclenchent un dénouement tragique avec la mort de Rosette et la séparation de Perdican et Camille.
  • Les personnages principaux
    • Perdican : amoureux passionné mais orgueilleux, utilise le jeu pour atteindre Camille.
    • Camille : ambivalente, tiraillée entre désir et peur, représentante de l’idéal religieux.
    • Rosette : figure d’innocence sacrifiée aux conflits amoureux.
  • Les thèmes majeurs
    • L’amour complexe : entre passion sincère et manipulation.
    • L’orgueil comme frein à la communication et source de conflits.
    • La parole utilisée comme arme, entre dialogue sincère et provocation.
    • La fatalité tragique des passions humaines.
  • Les registres et effets stylistiques
    • Mélange des registres comique, ironique et tragique pour renforcer la tension dramatique.
    • Dialogues vifs et souvent ambivalents entre Perdican et Camille.
    • Usage du langage pour exprimer à la fois l’amour et la guerre des sentiments.
  • Enjeux et portée de la pièce
    • Critique implicite des conventions sociales et religieuses.
    • Réflexion sur la sincérité nécessaire dans les relations amoureuses.
    • Illustration du romantisme par la confrontation entre idéal et réalité, passion et raiso
  • Ces ressources sont gratuites et accessibles à tous.
    Si elles vous sont utiles, vous pouvez soutenir ce travail par un don libre.

Paiement sécurisé • Carte bancaire acceptée

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les Homophones

Définition des Homophones

Les homophones sont des mots qui se prononcent de la même manière mais dont l’orthographe et le sens sont différents. Ils peuvent appartenir à différentes catégories : homophones grammaticaux (liés à la grammaire) ou homophones lexicaux (mots différents mais sons identiques)

Types d’Homophones

Homophones grammaticaux : Ce sont des mots différents utilisés selon leur fonction grammaticale, souvent source de confusion.

Par exemple :

a / à

son / sont

on / ont

ces / ses

c’est / s’est

et / est

Homophones lexicaux : Mots différents avec des sens complètement différents. Par exemple :

mer / mère

ver / vers /

verre / vert

ou / où

Exemples d’homophones fréquents et usage

HomophonesExemples et Astuces de différenciation
a / à« a » est un verbe (avoir), on peut le remplacer par « avait » ;
« à » est une préposition [ex : Il a mangé / Il va à Paris].
on / ont« ont » est un verbe (avoir), remplaçable par « avaient » ;
« on » est un pronom [ex : On part / Ils ont mangé].
son / sont« sont » est un verbe (être), remplaçable par « étaient » ;
« son » est un déterminant possessif [ex : Ils sont partis / Son chat].
ces / ses / c’est / s’estDifférencier selon contexte : « ces » détermine un nom pluriel,
« ses » est un possessif,
« c’est » = cela est, « s’est » = pronom réfléchi + verbe [ex : Ces fleurs, ses livres, c’est parfait, il s’est levé].
et / est« et » est une conjonction,
« est » est un verbe (être), remplaçable par « était » [ex : Il est là et il mange].
ou / où« ou » est une conjonction,
«  » un adverbe interrogatif ou relatif [ex : Tu veux thé ou café ? / Où vas-tu ?]

Conseils pour bien les différencier

Remplacer le mot par un synonyme ou une forme conjuguée pour tester (ex: remplacer « a » par « avait », « ont » par « avaient »).

Comprendre la fonction grammaticale dans la phrase (déterminant, verbe, préposition, pronom…).

Apprendre les listes d’homophones fréquents et pratiquer avec des exercices écrits.

Exercices sur les Homophones

Exercice 1 : Compléter avec son ou sont

1. La dame tient … fils par la main

2. Ces enfants … trop bavards.

3. Mes amis … très gentils.

Exercice 2 : Compléter avec on ou ont

1. Ils … bien cherché !

2. Quand doit-… partir ?

3. C’est en essayant que l’… peut y arriver.

Exercice 3 : Compléter avec a ou à

1. Il … peur de ce cheval.

2. Ce livre a été écrit … l’usage des futurs médecins.

3. Un nouveau général … pris le commandement.

Exercice 4 : Compléter avec ces, ses, c’est ou s’est

1. … enfants jouent dans le jardin.

2. Elle a perdu … clés

3. …. un beau jour pour sortir.

Corrections

Exercice 1

1. son

2. sont

3. sont

Exercice 2

1. ont

2. on

3. on

Exercice 3

1. a

2. à

3. a

Exercice 4

1. ces

2. Ses

3. C’est

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■ Le commentaire FICHE DE RÉVISION – Les procédés de style, de grammaire et de structure pour l’analyse d’un texte    

I.Organisation du texte

1. Structure générale

Organisation d’ensemble :
Le texte peut suivre une progression linéaire (les idées s’enchaînent sans retour en arrière)
ou une progression circulaire (le texte se termine comme il a commencé).

Répétitions et symétries :
Mise en regard de deux passages, de deux phrases parallèles pour créer un effet d’écho.

Rupture :
Changement de ton, de registre ou de point de vue.

2. Progression du texte :
L’auteur fait évoluer son propos, modifie la structure, le rythme ou la focalisation.

II. Procédés grammaticaux

1. La phrase

Types de phrases :

Déclarative → énonce un fait : Il pleut.

Interrogative → pose une question : Pleut-il ?

Injonctive → exprime un ordre ou un conseil : Ferme la fenêtre !

Exclamative → traduit une émotion : Que c’est beau !

Formes de phrases :

Affirmative / Négative : Il parle / Il ne parle pas

Emphatique : C’est lui qui a gagné.

Courte ou longue selon l’effet recherché :

Courte → rythme rapide, tension

Longue → description, fluidité

2. Structure et syntaxe

Ponctuation : sert à marquer le rythme, l’émotion, la logique du texte.

Exclamations et interrogations : traduisent les sentiments ou l’implication du locuteur.

Variété syntaxique : construction des phrases diversifiée pour éviter la monotonie.

■ Ordre des mots : peut être inversé pour mettre un élément en valeur.
Ex. : Heureux ceux qui partent tôt.


III. Les temps et modes des verbes

Modes :

Indicatif → exprime la réalité

Subjonctif → exprime le doute, le souhait, le jugement

Conditionnel → exprime une hypothèse, une politesse

Impératif → exprime un ordre

Valeurs des temps :

● Passé simple → action ponctuelle, achevée

● Imparfait → durée, habitude, description

● Présent → actualité, vérité générale

● Futur → anticipation, projet

Valeur des verbes :

● Action → Il marche

● Pensée → Il réfléchit

● État → Il est fatigué


IV. Les procédés de modalisation

Expriment l’attitude de l’auteur face à son énoncé :

Adverbes : peut-être, sans doute, certainement

Verbes de modalité : penser, croire, sembler

Formes impersonnelles : Il faut que…, Il semble que…
→ Permettent de rester neutre ou objectif.


V. Les procédés de style

1. Figures d’insistance

Répétition : reprend un même mot pour insister.

Anaphore : répétition en début de phrase.
Ex. : “Moi, président…”

Accumulation : énumération d’éléments.
Ex. : “Il aimait la mer, le vent, la pluie…”

Gradation : succession croissante ou décroissante.
Ex. : “Va, cours, vole…”

Hyperbole : exagération.
Ex. : “Je meurs de faim.”

2. Figures d’atténuation

Litote : dire moins pour suggérer plus.
Ex. : “Ce garçon n’est pas sot.”

Euphémisme : atténuer une idée choquante.
Ex. : “Il nous a quittés.”


VI. Registres et langage

Registre de langue :

Familier, courant, soutenu.

Choisi selon la situation ou l’effet recherché.

Registre littéraire :

Lyrique (émotion),

Comique,

Pathétique,

Ironique,

Tragique,

Polémique…


VII. Autres procédés repérables

Formules impersonnelles → ton objectif, général.

Pronoms → impliquent ou non le locuteur.
Ex. : “Je pense que” (impliqué) / “Il semble que” (neutre)

Ruptures → changement de sujet, de ton ou de structure.

V. Les procédés de style

1. Figures d’insistance


Répétition : reprise d’un même mot ou groupe de mots.


Anaphore : répétition en début de phrase. Ex : « Moi, président de la République… »


Accumulation : énumération d’éléments. Ex : « Il aimait la mer, le vent, la pluie… »


Gradation : intensité croissante. Ex : « Va, cours, vole et nous venge ! »


Hyperbole : exagération. Ex : « Je meurs de faim. »


2. Figures d’atténuation


Litote : dire moins pour suggérer plus. Ex : « Ce garçon n’est pas sot. »


Euphémisme : adoucir une idée choquante. Ex : « Il nous a quittés. »


II. Les procédés grammaticaux et syntaxiques.


Types de phrases : déclarative, interrogative, injonctive, exclamative.


Formes : affirmative, négative, emphatique.


Longueur : phrases courtes pour le rythme, longues pour la description.


Formules impersonnelles : ton neutre et objectif (ex : Il faut que…)


III. Les procédés verbaux


Modes : indicatif (réel),

subjonctif (souhait, doute),

conditionnel (hypothèse),

impératif
(ordre).


Valeurs des temps :

passé simple (action brève),

imparfait (durée, habitude),

présent(actualité),

futur (projection).


IV. Les procédés de structure du texte


Progression linéaire ou circulaire.

Répétition, symétrie ou rupture entre passages.


Registre de langue : soutenu, courant, familier selon le public.


Ton : ironique, pathétique, comique, lyrique, polémique…


Mouvements du texte : changement de lieu, de temps, de narrateur.


V. Les procédés de modalisation

Expriment l’attitude de l’auteur face à son énoncé :

▪︎ adverbes (peut-être, certainement),
▪︎ verbes (penser, croire), formes impersonnelles.


■ Astuce Bac / Brevet :
Repère le registre, les figures dominantes, les temps verbaux, la structure et la modalisation pour analyser un texte efficacement.

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Brevet 2026- Les genres litteraires

Un genre littéraire désigne une catégorie de textes regroupés selon des caractéristiques communes. Il s’agit d’un classement permettant d’identifier une œuvre en fonction de ses formes et de ses particularités stylistiques. Cette classification repose sur plusieurs critères, tels que la structure, le mode d’expression, le ton, ou encore le sujet abordé.

Les principaux genres littéraires

On distingue généralement cinq grands genres, chacun étant caractérisé par des éléments spécifiques :

Le genre narratif :
Ce genre rassemble tous les textes qui racontent une histoire, qu’elle soit réelle ou inventée.

La narration repose sur un narrateur qui guide le lecteur à travers une succession d’événements.

Exemples :

▪︎ le roman (L’Étranger d’Albert Camus),

▪︎ la nouvelle (Rhinocéros d’Eugène Ionesco), ou

▪︎ le conte (Le Petit Poucet de Charles Perrault).

Certains sous-genres existent, comme le policier, l’aventure ou la science-fiction.

Le genre poétique :
Ce genre vise à exprimer des émotions ou des impressions.

La poésie peut être composée en vers ou en prose rythmée.

Elle privilégie la musicalité, les images et le jeu sur la langue.

Exemples : Les Fleurs du Mal de Baudelaire ou un sonnet de Ronsard.

Le genre théâtral :
Il s’agit de textes destinés à être joués sur scène.

La caractéristique principale est la présence de dialogues entre les personnages, accompagnés souvent d’indications de mise en scène (didascalies).

Exemple : Le Cid de Corneille ou Phèdre de Racine.

Le genre argumentatif :
Ce genre rassemble des textes qui cherchent à défendre une idée ou à persuader.

Il inclut les discours, les essais, les articles ou les lettres de protestation.

Exemple : un speech politique ou un article de journal.

Le genre épistolaire :
Il regroupe toutes les œuvres sous forme de lettres, destinées à une ou plusieurs personnes.

Exemple : Les Lettres Persanes de Montesquieu ou la correspondance d’Anne Frank.

Importance de la reconnaissance des genres

Connaître les différents genres permet de mieux analyser un texte et de comprendre ce qui est attendu dans chaque type. Lors du brevet ou du bac, cette connaissance facilite la lecture et l’interprétation des œuvres, tout en structurant la réflexion sur leur forme et leur contenu.

Exemple de tableau récapitula

genrecaractéristiques principalesExemples
NarratifRaconte une histoire, souvent avec des personnages et des actions. L’étranger d’Albert Camus
PoetiqueExprime des émotions àtravers des vers ou des formes rythmiques.Les Fleurs du Mal de Baudelaire
Théâtral Texte écrit pour la scène,
avec dialogues et indications de mise en scene
Le Cid de Corneille
Argumentatif Défend une idée ou persuadé le lecteurDiscours politique
Épistolaire Format de lettres destinées à une ou plusieurs personnes. Lettres persanes

Quiz rapide

Quel genre raconte des histoires avec des personnages ?

Le théâtre est un genre avec des dialogues ou sans dialogues ?

Un poème cherche à :
a) raconter une histoire
b) exprimer des émotions

Le discours d’un politicien est un texte :
a) narratif
b) poétique
c) argumentatif

Corrigé du quiz.

1.Le genre narratif raconte des histoires avec des personnages (roman, nouvelle, conte).

2. Le théâtre est un genre avec des dialogues entre les personnages.

3. Un poème cherche à exprimer des émotions

(réponse b).

4. Un discours de politicien est un texte argumentatif (réponse c).

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Le burlesque dans « On ne badine pas avec l’amour » d’Alfred de Musset

fonctions, procédés et portée dramaturgique

Le burlesque occupe une place essentielle dans la construction dramatique et stylistique de « On ne badine pas avec l’amour » d’Alfred de Musset, où il sert à la fois de ressort comique et de contraste avec la dimension tragique de la pièce.

Ce document propose une analyse complète du burlesque à travers ses fonctions, ses procédés et ses personnages, selon les attentes du programme du bac.

1. Définition et enjeux du burlesque

dans la pièce

Le burlesque, dans le théâtre romantique, désigne l’emploi du comique pour traiter un sujet noble ou tragique, contribuant à l’éclatement des genres : le sublime côtoie le grotesque pour mieux exprimer la complexité humaine.

Chez Musset, cette opposition permet d’intensifier la gravité des situations en soulignant leurs absurdités.

2. Les personnages burlesques : grotesques et fantoches

Musset mêle personnages stylisés « fantoches », inspirés des grotesques shakespeariens, à des figures romantiques plus fouillées. Blazius, Bridaine, dame Pluche et le baron incarnent ces « grotesques » : leur physique outré, leurs préoccupations triviales et leurs interventions décalées offrent au spectateur un contrepoint au drame sentimental entre Camille, Perdican et Rosette.

Par exemple, Bridaine se lamente sur la perte de sa place à table, révélant la vanité et la vacuité d’une partie de la société.

3. Procédés comiques et burlesques

Musset expérimente diverses formes du comique :

Le comique de caractère : travers humains, obsessions matérielles et vanités sociales (Bridaine, Blazius).

Le comique de gestes : scènes de bagarre ridicules, gestes outrés (la fameuse bataille pour la lettre entre dame Pluche et Blazius : « Donnez-la moi, ou vous êtes morte »

Le comique de situation : alternance entre scènes profondes et moments burlesques pour créer un rythme et un suspense dramaturgique.

Le comique de langage : jeux de mots, répliques absurdes, parodie du discours noble et détournement des codes du théâtre classique

Fonctions du burlesque dans la pièce

Le burlesque sert à :

■ Désamorcer la tension tragique en introduisant détente et légèreté.

■ Faire avancer l’intrigue par les interventions inattendues des personnages secondaires : les grotesques sont souvent témoins ou complices des manipulations amoureuses.

■ Critiquer la société : la vacuité des notables (baron), des éducateurs ratés (Blazius, Bridaine, dame Pluche) souligne l’inefficacité et le ridicule des anciens ordres sociaux, opposés à la quête d’idéal des héros.

■ Mettre en scène le théâtre dans le théâtre : l’alternance des tons, le jeu sur les rôles et les mensonges, la mise en abîme des manipulations amoureuses relèvent d’une forme de comique satirique, qui aboutit à une critique des apparences et des faux-semblants.

4. Le contraste tragique

L’utilisation du burlesque prend une dimension dramatique particulière dans la dernière partie, où les conséquences des jeux amoureux mènent à la mort de Rosette. Le basculement du badinage vers le drame montre, par contraste, que l’amour et la vie ne sont pas des jeux.

Conclusion

Ainsi, la pièce passe progressivement du plaisant et du burlesque au tragique, illustrant la tension fondatrice du drame romantique.ConclusionDans « On ne badine pas avec l’amour », le burlesque est un levier essentiel de la dramaturgie : il met à nu les travers humains, questionne les conventions et prépare la tragédie finale. Musset associe la comédie des gestes et des mots au pathétique et au tragique pour illustrer que « l’on ne badine pas avec l’amour » : jouer avec les sentiments conduit inévitablement à la souffrance et parfois à la mort.

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Quiz sur Le Menteur de Corneille

Questions de compréhension de l’intrigue

Qui est le personnage principal et quelle est sa caractéristique essentielle ?

Pourquoi Dorante se retrouve-t-il à enchaîner les mensonges ?

Quelle confusion amoureuse sert de ressort comique à la pièce ?

Comment Clarice et Lucrèce réagissent-elles face aux mensonges de Dorante ?

Quel rôle joue le valet Cliton dans la pièce ?

Questions d’analyse

En quoi Le Menteur renouvelle-t-il la comédie classique par rapport à celles de Molière ou de Rotrou ?

Montrez comment le thème du mensonge nourrit à la fois la dimension comique et dramatique de la pièce.

Pourquoi pourrait-on dire que Dorante, tout en trompant les autres, cherche aussi à inventer sa propre vie ?

Comment l’opposition entre Dorante et son valet Cliton illustre-t-elle deux manières d’aborder la vérité ?

Relevez un passage où le langage devient performatif (c’est-à-dire qu’il produit un effet immédiat sur l’action).

Questions relatives au parcours « Théâtre et dispute »

Mise en relation avec le parcours

En quoi le mensonge peut-il être perçu comme une forme particulière de dispute sur scène ?

Expliquez comment Dorante « dispute » la vérité aux autres personnages.

Comparez les formes de dispute dans Le Menteur et celles observables dans une pièce tragique (par exemple Phèdre de Racine).

Le théâtre est-il toujours le lieu d’une recherche de vérité, malgré la mise en scène du mensonge et du travestissement ?

Dans quelle mesure la dispute sur scène vise-t-elle davantage à convaincre qu’à faire triompher la vérité ?

Ouverture et réflexion

Comment le théâtre, à travers la dispute, permet-il d’interroger les rapports entre illusion et réalité ?

Le spectateur, en assistant aux mensonges de Dorante, est-il complice ou juge ?

Le théâtre n’est-il pas, comme Le Menteur, un espace de fiction assumée où la vérité se construit dans le jeu ?

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Bac 2026 Fiche de révision – Colette : Sido suivi de Les Vrilles de la vigne Parcours : La célébration du monde

Présentation de l’œuvre et de l’autrice

Autrice : Colette (1873-1954), romancière, journaliste, figure majeure de la littérature française du XXe siècle.

Œuvre au programme : Sido (1929) et Les Vrilles de la vigne (1908, réédité en 1918).

Contexte : Sido rend hommage à la mère de Colette et à la maison familiale de Saint-Sauveur-en-Puisaye.

C’est une autobiographie poétique et lyrique.

Les Vrilles de la vigne rassemble des récits et méditations sur la nature, les sensations, le temps, la liberté et les plaisirs simples.

Le parcours « La célébration du monde » invite à réfléchir à la manière dont la littérature exalte les beautés de la nature, du quotidien et de la vie.

Les grands thèmes

La nature : omniprésente, vivante, sensuelle, décrite comme un personnage à part entière.

L’enfance et la mémoire : évocation des souvenirs familiaux, rôle fondateur de la maison et des figures maternelles/paternelles.

La sensualité et les sensations : importance des odeurs, couleurs, textures, voix, rythmes. La langue de Colette révèle un art des sens.

La féminité et l’indépendance : figure de la mère, force des femmes, mais aussi désir de liberté personnelle.

Le rapport au temps : nostalgie, fugacité des instants, éternité des émotions devant la nature.

Exemples de textes emblématiques

Sido :Portrait de la mère (femme forte, libre, en lien profond avec la nature et le jardin).

Les descriptions de la maison familiale, symbole d’enracinement.

Les Vrilles de la vigne : »Les Vrilles de la vigne » (texte éponyme) : métaphore de l’appel impérieux de la liberté. »Jour de ménage » : méditation sur la maison, le quotidien, l’intime. »Les Heures longues » : description poétique du temps qui passe, rythmé par la lumière.

Axes d’analyse pour le Bac

Une écriture sensorielle et poétique

Style détaillé, riche en comparaisons, métaphores, personnifications.Valorisation des sensations : regard, odorat, toucher.

Une autobiographie poétique

Écriture de soi non pas tournée vers l’analyse psychologique, mais vers les paysages, figures aimées et sensations.La mémoire recrée un monde idéalisé et vibrant.

Une célébration de la liberté et de l’individu

La mère, Sido, est à la fois enracinée et libre.L’autrice explore ses désirs d’indépendance en s’éloignant des conventions sociales.

L’éloge du quotidien et de la nature

Chaque élément naturel (animaux, fleurs, soleil, saisons) est transfiguré par l’écriture. Le monde est célébré comme une source inépuisable de beauté et de vitalité.

Citations à retenir

Sur la nature : « Tout ce qu’elle touche vit. »

Sur la mère : « Sido ne s’occupait jamais de sa personne, mais toujours du jardin ».

Sur la liberté : « Je ne puis vivre que libre. »

(Ouvertures possibles pour la dissertation

La nature célébrée chez d’autres auteurs

Francis Ponge (Le Parti pris des choses) – regard poétique sur le quotidien.

Chateaubriand (Mémoires d’outre-tombe) – lyrisme de la nature.

Rousseau (Les Rêveries du promeneur solitaire).La mémoire de l’enfance et de la maison :Proust (Du côté de chez Swann).

George Sand (Histoire de ma vie)

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Bac 2026 Nathalie Sarraute <Pour un oui, pour un non>

​I. Présentation de l’œuvre et du parcours

​A. L’œuvre : une micro-tragédie moderne

Pour un oui ou pour un non est une pièce de théâtre en un acte, publiée en 1982. Elle met en scène deux amis de longue date, H1 et H2, dont la relation se déchire à cause d’un mot mal interprété : H1 aurait dit à H2 que ce qu’il disait était « tellement intéressant que ça en devenait décevant ». L’œuvre est une exploration subtile des sous-conversations, ces mouvements psychologiques et ces intentions cachées qui se cachent derrière les mots prononcés. Sarraute s’intéresse moins à l’intrigue qu’à la violence verbale et aux tropismes, ces réactions psychiques infimes et indéfinissables qui conditionnent les rapports humains.

​B. Le parcours : La parole en spectacle

​Cette œuvre est pertinente pour le parcours « théâtre et disputes » car elle fait de la parole le sujet et l’enjeu central de la pièce. La parole n’est pas un simple outil de communication, mais une arme, un terrain de jeu et un champ de bataille. La pièce montre comment les mots, même les plus anodins, peuvent être manipulés, déformés et utilisés pour attaquer ou se défendre. Le spectacle se joue dans la mise en abyme de la parole elle-même, à travers les tentatives des personnages de décortiquer le sens et l’impact d’une phrase.

II. Thèmes principaux

  • La violence de la parole : Sarraute dépeint une violence non physique, mais psychologique, où la parole devient un instrument de destruction. Un simple mot peut anéantir une relation, blesser profondément et révéler des rancœurs inavouées.
  • Les non-dits et les sous-conversations : Sous le dialogue apparent se cachent des pulsions, des jalousies, des désirs de domination. L’œuvre invite à écouter ce qui n’est pas dit, ce qui est suggéré par les silences, les intonations et les hésitations.
  • La solitude et l’incommunicabilité : Malgré leurs efforts pour « communiquer », les personnages sont prisonniers de leurs propres perceptions et de leurs sous-conversations. Ils ne parviennent jamais à se comprendre véritablement, ce qui souligne la solitude radicale de l’être humain.
  • Le pouvoir et la domination : L’enjeu de la querelle n’est pas la phrase en elle-même, mais la position de pouvoir qu’elle confère. Chacun des personnages cherche à imposer sa vérité, à dominer l’autre en le discréditant.

III. Figures de style et procédés d’écriture

  • ​Sarraute ne s’appuie pas sur des figures de style traditionnelles, mais sur des procédés d’écriture qui visent à reproduire le mouvement des tropismes.
  • Les tropismes : Concept central de l’œuvre de Sarraute, ce sont des mouvements intérieurs imperceptibles qui se produisent à chaque contact entre les êtres. Sarraute tente de les rendre visibles et de les mettre en scène.
  • Le fragmentaire : La phrase des personnages est souvent incomplète, hésitante, ponctuée de points de suspension. Cela reproduit le flux de la pensée et la difficulté à formuler précisément ce que l’on ressent.
  • L’abstraction : Sarraute n’utilise pas de noms de personnages, mais des initiales (H1, H2), ce qui généralise la situation. L’œuvre n’est pas l’histoire de deux individus, mais une observation de l’humanité en général.

​IV. Attentes pour l’oral et l’écrit

​A. Pour l’oral : l’entretien et la lecture linéaire

  • L’entretien : Préparez-vous à contextualiser l’œuvre dans le parcours « théâtre et dispute. Vous devez être capable de montrer en quoi Sarraute renouvelle la représentation de la parole au théâtre. Pensez à des questions comme : « En quoi le silence est-il aussi éloquent que la parole dans la pièce ? » ou « Comment la pièce met-elle en évidence l’ambiguïté du langage ? ».
  • La lecture linéaire : Pour la lecture, choisissez un passage où la tension monte, où la parole est une arme. Un bon choix serait le moment où la querelle éclate ou le dénouement où les personnages sont figés dans leur incompréhension. Votre analyse devra porter sur :
  • La mise en scène de la violence verbale.
  • L’emploi des didascalies (parfois très précises sur les gestes et les intonations).
  • ​Le rythme du dialogue (haché, saccadé, parfois très lent).

​B. Pour l’écrit : le commentaire et la dissertation

Le commentaire :

  • Pour le commentaire, vous pourriez avoir un extrait qui illustre la violence souterraine des échanges. Votre plan pourrait s’articuler autour de :
  • La déconstruction de l’amitié par le langage.
  • L’omniprésence des tropismes et des non-dits.
  • Une écriture théâtrale qui fait de la parole un personnage à part entière.

La dissertation

Vous pourriez avoir un sujet en lien avec le parcours, par exemple :

  • « Dans quelle mesure la pièce Pour un oui ou pour un non est-elle un ‘spectacle de la parole’ ? »
  • « Le théâtre de Sarraute est-il le lieu d’une communication impossible ?

Exemple

« Dans quelle mesure la pièce Pour un oui ou pour un non est-elle un ‘spectacle de la parole‘ ? »

  • I. La parole comme sujet de l’œuvre (la pièce parle du sens d’un mot).
  • II. La parole comme spectacle (elle est mise en scène dans ses effets, ses ruptures, ses silences).
  • III. La parole comme arme (elle devient un outil de combat et de domination).

​En somme, Pour un oui ou pour un non est une œuvre qui déconstruit nos certitudes sur la communication. Elle nous enseigne que les mots ne sont que la partie visible d’un iceberg de ressentis, de pulsions et de non-dits, et que la véritable bataille se joue souvent sous la surface du langage.

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Bac 2026 Hélène Dorion et son recueil – Mes forêts, Analyse du parcours  » La poésie, la nature, l’intime »

Biographie de Hélène Dorion

Hélène Dorion est née en 1958 à Québec, où la nature canadienne a marqué son imaginaire. Après des études en philosophie et en littérature à l’Université Laval, elle s’est investie dans l’enseignement, l’édition et la poésie. Elle a dirigé les Éditions du Noroît, publié plus de trente ouvrages et reçu de prestigieuses distinctions, dont le Prix Athanase-David. Son œuvre est traduite dans quinze pays et explore la fragilité, l’intimité et la spiritualité du rapport à la nature

Analyse du parcours « La poésie, la nature, l’intime »

Le recueil Mes forêts s’inscrit dans le parcours « La poésie, la nature, l’intime », qui met en avant la façon dont la nature devient un miroir de soi et un espace spirituel d’introspection.

Hélène Dorion ne décrit pas seulement le végétal : elle s’en sert pour explorer la mémoire, le temps, les émotions et la quête de sens. Sa poésie offre un dialogue entre le monde extérieur et la vie intérieure, mais aussi entre le silence et la parole.La forêt y est à la fois refuge, espace mythique et symbole du voyage vers soi.

structure détaillée du recueil

Quatre sections principales : Chaque section explore un aspect du rapport à la nature, au temps et à l’intime.

Prologues et intermèdes : Chacune débute par un prologue utilisant l’anaphore « Mes forêts… », avec des poèmes récurrents commençant par « Mes forêts sont… » qui servent de refrains, comme un chœur dans une pièce de théâtre ou une symphonie.

Organisation interne :

1 L’écorce incertaine : Multiples poèmes évoquant les éléments du décor naturel (arbre, ruisseau, rocher…), vidé de toute présence humaine, avec une insistance sur la fragilité et la protection de la nature.

2. Une chute de galets : Un long poème marqué par une anaphore et des strophes décalées, évoquant le bruit du monde et le passage du temps avec des références.

3. L’onde du chaos : Poèmes sans titres, variés en longueur, qui parlent du chaos contemporain et des turbulences du monde moderne.

4. Le bruissement du temps : Trois longs poèmes débutant par « Avant… », qui relient la nature, l’art et l’histoire humaine, et font le lien entre l’évolution de la nature et celle de l’intime.

Particularités formelles

L’ensemble du recueil fonctionne comme une promenade poétique, inspirée par la musique et le rythme, et met en avant une progression depuis la voix solitaire vers un mouvement plus collectif.

Les choix de ponctuation et de mise en page donnent au texte une « poésie verticale », évoquant une forêt de signes typographiques et la multiplicité des sens.

Thèmes développés dans  » Mes forêts »

La nature et la forêt : omniprésentes, elles structurent le recueil, symbolisent la temporalité, le sacré et la rencontre avec soi.

La mémoire et le temps : la forêt accumule les souvenirs, les générations et les saisons, devenant “de longues traînées de temps”.

L’intimité et la spiritualité : la poésie de Dorion transforme la contemplation de la nature en expérience intérieure et en réflexion existentielle

La fragilité et le renouveau : les textes explorent l’équilibre entre la violence et la paix, la perte et la régénération.

La création et l’écriture : écrire sur la forêt, c’est aussi tenter de saisir l’indicible, de donner corps au mystère du vivant.

Figures de style privilégiées

Métaphore : « Mes forêts sont de longues traînées de temps » pour relier espace et temporalité.

Zeugme : associer deux réalités (“elles sont des aiguilles qui percent la terre / déchirent le ciel”) pour exprimer la dualité des éléments.

Allitérations et assonances : musicalité du texte grâce à la répétition de sons (“toute feuille est désir / de fleur et fruit…”).

Personnification : le temps ou la nature sont dotés de sentiments ou d’actions humaines (“les étoiles qui tombent / comme une histoire d’orage”).

Préparer l’oral du bac

Explication linéaire : il faut savoir synthétiser les analyses des poèmes étudiés (ex. “Mes forêts sont de longues traînées de temps”).

Citations clés : apprendre quelques extraits comme “Mes forêts sont de longues tiges d’histoire”, et montrer la façon dont Dorion relie le paysage à l’intime.

Plan d’analyse : privilégier un plan logique qui relie nature, mémoire et écriture.

Présentation du parcours : montrer comment la poésie permet de passer de la contemplation extérieure à l’exploration intérieure.

Réponse à la problématique : répondre clairement, en expliquant en quoi la forêt est plus qu’un décor – un espace de transformation et de révélation de soi.

Pour l’écrit (dissertation,commentaire)

Sujets types :

  • En quoi la forêt chez Dorion est-elle un miroir de l’âme ou une voix autonome ?
  • Comment le recueil permet-il au lecteur de voyager vers soi grâce à l’exploration de la nature et du langage poétique ?

Plans types :

  • I. La nature comme espace de mémoire et d’introspection
  • II. La poésie comme langage de lintime
  • III. La forêt comme symbole universel du renouveau et du sacré.

Problématiques possibles pour le bac

En quoi la forêt, chez Dorion, devient-elle un espace d’exploration intime ?

Comment la nature structure-t-elle la réflexion sur l’existence humaine dans Mes forêts ?

Le langage poétique chez Dorion permet-il seulement de décrire le monde ou de transformer le regard et l’expérience du lecteur ?

Mes forêts : simple contemplation ou véritable quête spirituelle ?

Ce document synthétise l’essentiel pour comprendre l’œuvre et réussir les épreuves du bac de français sur Mes forêts d’Hélène Dorion, en mettant l’accent sur les analyses de texte, les enjeux du parcours et des conseils pour l’oral comme pour l’écrit.

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Analyse complète de Francis Ponge et de son recueil « La Rage de l’expression »

Francis Ponge est un poète du XXe siècle, célèbre pour une poésie à la fois originale et exigeante

Biographie et parcours

Né en 1899, mort en 1988, Ponge s’est fait connaître grâce à des œuvres comme « Le Parti pris des choses » et « La Rage de l’expression »

Il s’intéresse à la description du réel et évite toute subjectivité ou expression sentimentale.

Présentation de « La Rage de l’expression »

Le recueil, publié en 1952, ne raconte pas d’histoire : il assemble des fragments, des textes qui dévoilent la difficulté d’écrire.

Ponge décrit des objets simples (guêpe, mimosa, œillet…), cherchant à explorer le langage pour dire ce qu’il perçoit exactement.

Le titre dit tout : pour Ponge, l’écriture est combat et lutte. Il parle de la « rage » face aux mots qui ne traduisent pas exactement le réel.

Le parcours « Dans l’atelier du poète »

Ponge montre toutes les étapes de la création, les essais, les doutes, les ratures. Il ne cache pas ses hésitations et son cheminement.

Son style est précis, souvent en prose, et il remet en question la poésie traditionnelle en cherchant une forme plus honnête, plus proche du réel .

Les thèmes principaux

La création littéraire : Ponge réfléchit constamment sur le travail du langage et le processus d’écriture. Il n’hésite pas à montrer ses doutes et ses tentatives.

La description des choses : Il accorde une grande importance à l’observation. Les poèmes deviennent des expérimentations pour faire correspondre les mots à la réalité.

Le refus du lyrisme : Ponge ne parle pas de ses sentiments ; il se concentre sur les objets et la fonction du langage.

Plans de dissertation pour le bac

Trois grands plans peuvent t’aider pour l’analyse ou la dissertation

L’écriture comme atelier :

Comment Ponge donne à voir le processus d’écriture, ses tâtonnements et ses essais ?

Une œuvre fragmentaire et ouverte : Pourquoi le recueil n’a pas d’unité classique, pourquoi Ponge accepte l’inachèvement ?

Une poésie pour penser autrement le réel.

Comment la poésie de Ponge pousse à réfléchir, à voir le monde différemment ?

La description des choses

Il accorde une grande importance à l’observation. Les poèmes deviennent des expérimentations pour faire correspondre les mots à la réalité.

Conseils pour l’oral du bac

Explique la démarche de Ponge : il ne cherche pas à émouvoir mais à décrire et à réfléchir sur le langage .

Donne au moins un exemple de texte (comme le mimosa ou l’œillet) pour illustrer le style de Ponge.

Prépare-toi à expliquer pourquoi l’œuvre peut sembler difficile et ce qu’elle apporte de nouveau à la poésie.

Structure toujours ta réponse avec un plan clair, adapté au parcours « Dans l’atelier du poète

Quelles sont les idées principales du parcours sur Ponge pour le bac

Les idées principales du parcours « Dans l’atelier du poète » autour de Ponge pour le bac sont :

La création poétique comme atelier : Le recueil « La Rage de l’expression » donne accès au laboratoire du poète, qui expose son processus de création, ses essais, ses ratures, et ses doutes. Ponge montre que la poésie est avant tout un travail, une recherche constante pour atteindre l’expression la plus juste possible.

La description du réel : Ponge refuse la subjectivité et le lyrisme traditionnel. Il s’appuie sur l’observation minutieuse des choses simples, quotidiennes, pour restaurer un lien entre le langage et le réel. L’objectif est de faire coïncider les mots avec la réalité de l’objet, sans la trahir ni la sublimer

L’écriture comme une réflexion sur le langage

Ponge pose un regard critique sur les pouvoirs et les limites du langage. La « rage » se retrouve dans la difficulté d’exprimer exactement ce que l’on voit ou ressent.

Une œuvre fragmentaire et inachevée : Le livre rassemble des textes en prose, des brouillons, des notes, parfois laissés ouverts. Ce choix d’une forme non achevée illustre le refus de la perfection poétique et la volonté de montrer la poésie « en train de se faire », dans son mouvement.

Une poésie pour penser autrement le monde

Ponge ne cherche pas à « faire joli », mais réellement à transformer notre regard sur ce qui nous entoure. Son travail est philosophique, expérimental, et appelle à une véritable attention au rée.

Un poète-artisan

Ponge conçoit le poète comme un artisan du langage, qui façonne, expérimente et retravaille la matière verbale — chaque mot compte, chaque phrase est pesée.

Ce parcours met en avant la poésie comme travail de création, la réflexion sur le langage et la recherche de l’expression la plus juste, loin des conventions traditionnelles. Il s’agit d’une invitation à repenser le rôle du poète et la nature de la poésie.

Quelles techniques stylistiques utilise Ponge dans ses œuvres ?

Ponge utilise des techniques stylistiques variées et très particulières pour donner à ses œuvres une identité unique :

Utilisation de la prose poétique

Ponge écrit ses poèmes en prose 

Il rompt avec les vers traditionnels pour pouvoir explorer les objets et le langage avec une plus grande liberté, tout en gardant une extrême attention au rythme, à la sonorité et à la structure.

Figures de style

Il emploie souvent la métaphore et la métonymie : Ponge transforme nos perceptions, comme lorsqu’il parle « des doigts curieux » pour évoquer la personne qui ouvre une huître

La hypotypose est aussi fréquente : ce procédé vise à rendre les objets présents, concrets, à créer une correspondance immédiate entre texte et objet.

Il joue avec la syllepse pour enrichir la signification des mots, et parfois invente des néologismes.

Démarche scientifique et lexicale

  • Ponge procède comme un scientifique : il observe, décrit, classe, définit, à partir du matériau objectif du dictionnaire ou d’une analyse précise de l’étymologie des mots.
  • Ponge critique le langage courant qu’il juge imprécis, et tente de créer un langage poétique nouveau : il met les mots « sous pression » pour leur donner une force inédite et enrichir leur sens.
  • L’ensemble de ces procédés fait de Ponge un poète-artisan qui travaille méthodiquement sur la langue pour révéler la singularité des objets et penser autrement le monde.

En quoi la poésie de Ponge se distingue-t-elle des autres poètes modernes ?

La poésie de Francis Ponge se distingue des autres poètes modernes par plusieurs aspects originaux et novateurs :

Célébration des objets quotidiens

Ponge place les choses ordinaires au centre de sa poésie, en leur donnant une voix et une dignité littéraire alors que beaucoup de poètes modernes cherchent à explorer l’invisible, les émotions ou l’abstrait. Il ne sublime pas le quotidien mais le révèle dans son détail réel et concret.

Refus du lyrisme et de la subjectivité

Contrairement à la plupart des poètes modernes (comme Éluard, Saint-John Perse ou Guillevic), Ponge efface ses émotions personnelles et ses états d’âme pour se concentrer sur une écriture objective et descriptive, une « définition poétique » de l’objet

Poésie en prose et recherche du mot juste

Ponge utilise la prose poétique au lieu de vers libres ou réguliers, ce qui lui permet d’explorer la matière du langage et de donner entièrement forme à son observation. Chez lui, le travail sur la langue est central : chaque mot est pesé, chaque phrase vise la précision extrême.

Expérimentation stylistique et scientifique

Sa démarche s’apparente à celle d’un scientifique ou d’un artisan, qui observe, décrit, expérimente et annote. Ainsi, la poésie de Ponge devient laboratoire, l’atelier du poète étant visible dans ses fragments, brouillons et variantes.

Dimension philosophique et critique du langage

Plutôt que de « chanter » le monde (comme le font Saint-John Perse ou Bonnefoy), Ponge interroge les limites et les pouvoirs du langage. Il considère le mot comme une matière à façonner, à enrichir, parfois à détourner pour mieux saisir l’essence du réel.

Une œuvre non achevée, fragmentaire, ouverte

Ponge refuse l’idée d’œuvre parfaite et achevée. Ses recueils assemblent des textes partiels, des essais, des notes, ce qui va à l’encontre des grandes œuvres closes des poètes de son temps.

Dans l’ensemble, Ponge se démarque par une poétique de la précision et de l’objectivité, proposant une alternative radicale au lyrisme moderne souvent centré sur les états intérieurs.

Pourquoi la poésie en prose ?

Liberté créatrice : La prose poétique lui offre une grande liberté pour décrire les objets du quotidien avec précision, sans les contraintes des formes fixes et des rimes traditionnelles.

Recherche de l’expression juste : Ponge veut rapprocher le langage poétique du langage courant pour atteindre une exactitude et une vérité dans la description des choses simples.

Défi au lyrisme traditionnel : Il critique la poésie lyrique qui privilégie l’émotion personnelle et la subjectivité, préférant une écriture objective qui met l’objet au centre du texte.

Pourquoi le surréalisme ?

  • Exploration du langage : Le surréalisme influence Ponge par sa remise en question des codes, son attention portée au jeu verbal et à l’association libre d’idées.
  • Nouveau rapport au monde : Ponge adopte une démarche qui mêle l’inventivité du surréalisme, l’irruption de l’imprévu et des associations inédites, mais il ne cherche pas à explorer l’inconscient ou le rêve comme les surréalistes « classiques »
  • Objectivité paradoxale : Sa poésie devient une sorte de science des objets, entre description rationnelle et invention poétique. Il crée des néologismes et joue avec les mots pour révéler une dimension cachée du réel (« objeu », contraction d’« objet » et « jeu »)

En somme, Ponge choisit la prose et s’inspire du surréalisme pour élargir les possibilités du langage poétique, mais il reste fidèle à son obsession : donner la parole aux objets et « faire parler le monde muet » en célébrant le banal et la matière brute.

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Bac 2026 Conseils pour réussir votre dissertation

1. Commencez par comprendre le sujet

Avant de vous lancer, prenez le temps d’analyser le sujet.

Repérez les mots importants etdemandez-vous ce qu’ils signifient.

Essayez de reformuler le sujet avec vos propres mots. Vouspouvez même faire un petit schéma pour visualiser les liens entre les idées

2. Trouvez des idées claires et argumentées

Une dissertation n’est pas une simple liste d’opinions.

Chaque idée doit être claire, argumentée(expliquez pourquoi), et illustrée par un exemple concret.

3. Formulez votre problématique

Posez-vous cette question : « Quelle question centrale pose ce sujet ? » C’est votre problématique.

Elle guide toute votre réflexion. Elle doit être ouverte et révéler une tension ou une opposition.

Votreobjectif est d’y répondre dans votre développement.

4. Construisez un plan solide

Votre plan, c’est votre chemin de pensée.

Il doit être logique et progressif. Commencez par les idées les plus simples, puis montez en puissance.

Gardez votre meilleure idée pour la fin.

Prévoyez deux ou trois grandes parties.

Chaque partie contient environ 15 lignes, avec exemples et transitions

Conseils pour réussir votre dissertation

En résumé

1. Comprendre le sujet : analysez les mots et reformulez.

2. Chercher des idées : claires, argumentées, illustrées.

3. Trouver la problématique : la question au coeur du sujet.

4. Faire un plan : structuré, progressif, équilibré.

Dernier conseil de votre professeure

Ne cherchez pas à tout dire. Choisissez ce que vous dites, et dites-le bien. La qualité vaut mieux que la quantité. Chaque dissertation est une occasion de penser par vous-mêmes. Bon courage à tous.

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bac 2026 Bernard Le Bouyer de Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes, assorti d’une introduction sur l’auteur, le contexte

Auteur et époque

Bernard Le Bouyer de Fontenelle (1657-1757) occupe une place unique à la charnière du Grand Siècle et du siècle des Lumières.Proche des milieux savants et littéraires, il contribue à démocratiser le savoir scientifique, s’imposant comme un pionnier de la vulgarisation au début du XVIIIe siècle.

À propos de l’ouvrage : Entretiens sur la pluralité des mondes

Paru pour la première fois en 1686, l’ouvrage Entretiens sur la pluralité des mondes fait découvrir au public mondain les avancées les plus récentes de l’astrono

Fontenelle fait le choix d’une conversation fluide et accessible entre un savant et une marquise, afin de rendre la science compréhensible à tous et pour expliquer les notions nouvelles portées par l’héliocentrisme et la possibilité de mondes multiples.

Organisation et singularité du texte

Le livre adopte une forme dialoguée, déclinée en six conversations nocturnes, où les intervenants se penchent successivement sur l’univers, ses lois, la pluralité planétaire ou la vie ailleurs. L’écriture, souvent enjouée, vise à simplifier – sans jamais appauvrir – des notions complexes, pour rendre intelligibles à tous les thèmes scientifiques alors en plein essor.

Synthèse du contenu

À travers la discussion, le lecteur est convié à une promenade intellectuelle parmi planètes, lunes et étoiles : chaque chapitre met en avant une facette différente de l’univers et pose la question de la fiabilité de la connaissance humaine et des méthodes employées pour éclairer la réalité naturelle

Rationalité et progrès

L’auteur incarne l’esprit critique des Lumières, encourageant le doute, la réflexion personnelle et la remise en question des idées reçues

Importance de la pédagogie 

Le choix du dialogue permet d’introduire progressivement le lecteur aux concepts, de répondre aux objections et de placer les femmes au cœur de la discussion savante.

Rejet des croyances infondées 

Le texte invite à ne pas suivre aveuglément la tradition ou l’autorité, mais à s’appuyer sur la raison et l’expérience.

Pistes d’analyse pour l’épreuve

  • Les effets pédagogiques et littéraires du dialogue dans l’exposition des savoirs.
  • Les stratégies d’ironie et d’humour pour transmettre des idées scientifiques.
  • L’égalité d’accès aux connaissances et la représentation des femmes dans le monde savant.

En somme, 

Entretiens sur la pluralité des mondes constitue une œuvre incontournable pour saisir l’évolution intellectuelle de la fin du XVIIe siècle et de l’aube des Lumières, ainsi que la manière dont la vulgarisation scientifique contribue à l’émergence de l’esprit critique si précieux à l’étudiant du bac de français.

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Les figures de style en poche

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Orthographe

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Révisions brevet et bac grammaire procédés

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Manon Lescaut, Abbé Prévost. Présentation orale – Bac 2026

Introduction de l’œuvre et de l’extrait

Bonjour, je vais vous présenter un extrait du roman Manon Lescaut de l’Abbé Prévost, publié en 1731. Ce passage se situe à la toute fin de l’œuvre. Il s’inscrit dans le parcours associé intitulé « Personnages en marge, plaisirs du romanesque », et nous allons voir comment l’auteur met en scène la mort tragique de Manon comme un moment d’intense émotion et de réflexion sur l’amour absolu.

Présentation de l’œuvre

Dans ce roman, on suit l’histoire passionnée du chevalier Des Grieux et de Manon. Tous deux vivent une relation tumultueuse, marquée par la pauvreté, la fuite, la jalousie et la passion. Cet extrait raconte la mort de Manon dans les bras de Des Grieux, dans le désert de Louisiane, et met en valeur leur amour tragique.

Mouvements de l’analyse linéaire

1. L’expression de l’incapacité à raconter (lignes 1 à 5).

2. La description de l’agonie de Manon (lignes 6 à 12).

3. Le renoncement de Des Grieux à la vie (lignes 13 à 18).

 Analyse linéaire

« N’exigez point de moi que je vous décrive mes sentiments »

Des Grieux exprime ici son incapacité à parler de sa douleur. L’impératif négatif souligne que ses émotions sont trop fortes pour être exprimées.

« Je la perdis »

Cette phrase très brève, une ellipse narrative, traduit le choc et l’impossibilité d’évoquer la scène en détail.

« En touchant ses mains, qu’elle les avait froides et tremblantes »

Le champ lexical du toucher rend la scène vivante et sensorielle. La mort se fait sentir physiquement.

« Elle me dit d’une voix faible qu’elle se croyait à sa dernière heure »

Le discours indirect libre renforce la proximité entre les deux personnages tout en accentuant la gravité du moment.

« Elle me pria de m’éloigner »

Ultime preuve d’amour de Manon, qui cherche à protéger Des Grieux même en mourant.

« Je me couchai ensuite sur la fosse, le visage tourné vers le sable »

Image puissante du deuil et de la volonté de Des Grieux de ne pas survivre à Manon.

« J’attendis la mort avec impatience »

L’antithèse entre ‘attendre’ et ‘impatience’ montre son désespoir total, son souhait de mourir par amour.

Conclusion + lien avec le parcours

Ce passage est un moment clé du roman, qui exprime à la fois la violence de l’amour et son intensité. Des Grieux devient un personnage en marge : exclu, solitaire, détruit par sa passion. L’auteur propose une vision du romanesque où les sentiments extrêmes, la douleur, le sacrifice, prennent une place centrale.

On retrouve donc ici toute la puissance du romanesque, à travers une scène simple mais bouleversante, qui reste longtemps en mémoire et qui touche le lecteur par son authenticité.

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Manon Lescaut, de l’abbé Prévost Bac 2026

Présentation orale – Manon Lescaut (parcours : personnage en marge plaisir romanesque

deux aspects :

1. Comment l’auteur montre une passion violente et irrésistible

2. Comment cette passion est influencée par la société et devient une fatalité

I. Une passion amoureuse incontrôlable

Dès qu’il voit Manon, Des Grieux tombe amoureux. Il abandonne tout pour elle, même sa vocation religieuse.

Il vit pour elle, malgré les nombreuses fois où elle le trahit.

Leur amour est intense, mais aussi dangereux : Des Grieux ment, vole, triche… tout cela par amour.

Cette passion le détruit peu à peu, il n’arrive pas à s’en libérer.

L’auteur montre que ce n’est pas juste de l’amour : c’est comme une maladie, une obsession.

II. Une société qui favorise les passions et les rend fatales

Le roman se passe au début du XVIIIe siècle, sous la Régence : une époque corrompue, avec beaucoup d’inégalités, de luxe, de tricherie.

Manon, de son côté, aime Des Grieux mais cherche aussi le confort et le luxe. Elle change parfois d’homme pour avoir plus d’argent.

Pour la garder, Des Grieux est prêt à tout. Il se perd à cause de l’amour mais aussi à cause de cette société où tout s’achète.

La passion devient une fatalité : le destin semble déjà écrit.

À la fin, Manon meurt juste au moment où ils veulent changer de vie. Des Grieux pense que c’est un châtiment du ciel, ce qui donne un sens religieux à toute 

Conclusion

Manon Lescaut est un roman qui représente la passion amoureuse comme une force irrésistible, qui peut détruire une vie.

Prévost montre aussi que cette passion est influencée par la société de son époque, injuste et corrompue.

À travers cette histoire, on voit comment les sentiments peuvent dominer un être humain, et même l’amener à sa perte.

C’est une œuvre très forte sur le pouvoir des passion

Questions possibles et réponses 

 Pourquoi avez-vous choisi cette œuvre ?

 Parce que c’est une histoire d’amour passionnel mais tragique. J’ai trouvé intéressant de voir comment l’auteur montre les conséquences de la passion sur un jeune homme.

 En quoi cette œuvre correspond-elle au parcours “La représentation des passions” ?

Parce qu’on suit une passion amoureuse très forte, qui fait tout basculer dans la vie du héros. On voit comment l’amour peut devenir une obsession et tout détruire.

 Que pensez-vous du personnage de Manon ? 

C’est un personnage compliqué : elle aime Des Grieux, mais elle aime aussi l’argent et le luxe. Elle est à la fois attachante et égoïste. Je ne la juge pas, mais elle montre bien les contradictions de la passion.

Est-ce que vous pensez que Des Grieux est responsable de ce qui lui arrive ?

 En partie oui, car il fait des choix mauvais. Mais en même temps, on voit qu’il est comme “piégé” par son amour. Il n’arrive pas à s’en sortir. C’est pourquoi on parle de fatalité.

 Le style du roman vous a-t-il aidée à ressentir cette passion ?

 Oui, parce que c’est écrit comme une confession : Des Grieux raconte tout ce qu’il a ressenti. On entre dans sa tête, on comprend ses émotions, ses hésitations… Cela rend sa passion encore plus vivante.

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  L’oral de français du Bac (1ʳᵉ) Bac 2026 – Fiche complète

Durée totale : 20 minutes
Note sur 20, coef. 5 (voie générale)
Tu es seul face à un examinateur que tu ne connais pas.

Déroulement de l’épreuve : étape par étape

Étape Durée Points Ce que tu dois faire

Préparation 30 minutes (hors oral) — Tu tires un texte parmi ceux que ton professeur a étudiés avec toi en classe.


Lecture + présentation du texte ~2 minutes 2 pts (sur les 20) Lire clairement, puis annoncer l’œuvre, l’auteur, le thème.


Lecture analytique

(explication linéaire) 8 minutes 8 pts Analyser le texte selon ton plan préparé. Tu dois montrer que tu comprends le sens, les procédés, l’effet produit.


Question de grammaire 2 minutes 2 pts

Répondre à une question de grammaire posée sur le texte (ex. nature/fonction, temps verbaux, subordonnées).


Présentation de l’œuvre + entretien 8 minutes 8 pts

Parler d’une œuvre intégrale que tu as lue, en lien avec une question posée. Tu échanges ensuite avec l’examinateur.

1. Lecture + introduction du texte (2 min)

Tu lis un extrait tiré d’une œuvre au programme (étudiée dans l’année).
Ensuite, tu présentes :

Le titre de l’œuvre

L’auteur

Le contexte (si c’est une scène, un monologue, un poème…)

L’enjeu du texte (ce qu’il veut dire, ce qu’il permet d’étudier)

Conseil : prépare une formule standard que tu peux adapter.

2. Lecture analytique / explication linéaire (8 min)

Tu développes une analyse du texte ligne par ligne, en suivant un plan clair.

Tu dois montrer : Que tu comprends le sens du texte

                                 Que tu repères les procédés littéraires (figures de style, registres, ton…)

                                 Que tu expliques les effets produits

Tu n’as pas besoin de tout dire : sélectionne ce qui est pertinent. 

Tu peux conclure en rappelant l’enjeu ou l’intérêt du passage dans l’œuvre.

3. Question de grammaire (2 min)

L’examinateur te pose une question liée au texte, par exemple :

Identifier le sujet d’un verbe

Reconnaître une valeur de temps verbal

Repérer une proposition subordonnée et donner sa nature

Conseil : révise les classes grammaticales, les fonctions, et les valeurs des temps.

4. Entretien sur l’œuvre intégrale (8 min)

L’examinateur te pose une question sur une œuvre que tu as étudiée en lecture cursive ou en œuvre intégrale.
Tu dois :

Présenter rapidement le titre, auteur, époque, genre

Répondre à une question sur le fond, comme :

Questions fréquentes sur l’œuvre :

Quelle vision de l’homme et du monde cette œuvre propose-t-elle ?

Comment le personnage principal évolue-t-il ?

En quoi cette œuvre est-elle représentative de son époque / courant ?

Pourquoi cette œuvre vous a-t-elle marqué ? Qu’en retenez-vous ?

Quel lien pouvez-vous faire entre cette œuvre et un autre texte ou thème étudié ?

Tu peux donner des exemples précis de scènes ou citations.

Conseils du professeur

L’auteur / l’œuvre / le type de texte / le thème

✔️ Sois structuré : introduis, développe, conclus.
✔️ N’apprends pas tout par cœur : entraîne-toi à parler naturellement.
✔️ Regarde ton interlocuteur, ne lis pas tes notes.
✔️ Prépare des fiches de révision par texte avec :

.Les procédés principaux.

.Les éléments du plan d’analyse.

Résumé des points

Lecture du texte + intro 2 pts
Explication linéaire 8 pts
Grammaire 2 pts
Œuvre intégrale + entretien 8 pts
TOTAL /20

Mis en avant

Bac 2026 Correction du sujet de dissertation  » On ne badine pas avec l’amour »

Sujet B — On ne badine pas avec l’amour de Alfred de Musset

Parcours : Les jeux du cœur et de la parole
Sujet : Les personnages s’affrontent-ils sérieusement dans On ne badine pas avec l’amour ?

Introduction

On ne badine pas avec l’amour est une pièce d’Alfred de Musset écrite en 1834. À travers un dialogue vif entre Camille et Perdican, deux jeunes gens que l’on veut unir par le mariage, l’auteur explore les rapports ambigus entre jeux amoureux et vérités profondes. Le ton léger et ironique cache des enjeux plus sérieux. Dès lors, on peut se demander si les personnages de cette pièce s’affrontent sérieusement, ou s’ils ne font que jouer avec les mots et les sentiments.

Dans un premier temps, nous verrons que la pièce met en scène un véritable jeu amoureux, fait d’esquives et de provocations. Mais nous observerons ensuite que cet affrontement devient de plus en plus sérieux. Enfin, nous analyserons comment cette opposition révèle des blessures profondes et tragiques

I. Un affrontement fondé sur le jeu et la provocation

1. Un jeu verbal constant entre Camille et Perdican

Réparties brillantes, ironie, sous-entendus.

Camille refuse les élans de Perdican, celui-ci riposte par le sarcasme.

Les dialogues sont brillants mais contournent les vrais sentiments.

2. La parole comme arme de séduction et de défense

Perdican feint l’indifférence en séduisant Rosette.

Camille parle au nom de la foi et de la prudence.

Chacun teste l’autre.

3. Un théâtre du langage avant d’être un théâtre de l’action

Peu d’événements, beaucoup d’affrontements verbaux.

On pourrait croire que tout cela n’est qu’un badinage amoureux.


II. Une rivalité amoureuse de plus en plus sérieuse

1. L’amour-propre blessé

Derrière les mots, une vraie souffrance.

Camille a été blessée dans sa foi en l’amour, Perdican dans son orgueil.

Ils s’aiment, mais refusent de se l’avouer.

2. Des conséquences tragiques

La mort de Rosette, jeune paysanne innocente, tuée par les jeux des maîtres.

Le titre devient prophétique : on ne peut pas plaisanter avec les sentiments.

3. Le jeu devient affrontement destructeur

Le théâtre se transforme en champ de bataille émotionnel.

Le ton change : l’ironie cède la place à la douleur.


III. Une critique romantique de l’amour et de la société

1. Le romantisme désenchanté de Musset

L’amour est impossible à dire sans mensonge.

L’hypocrisie sociale empêche la sincérité.

2. Des personnages en quête de vérité affective

Camille ne veut pas d’un amour conventionnel.

Perdican ne supporte pas le rejet : il veut triompher.

3. Une pièce sur la difficulté d’aimer

Musset montre que l’amour n’est pas un jeu, mais un combat contre soi-même.

Le sérieux de l’affrontement est psychologique autant que verbal.


Conclusion

Si On ne badine pas avec l’amour commence comme une comédie légère, elle révèle progressivement un conflit profond et tragique. Camille et Perdican, sous leurs airs moqueurs, s’affrontent sérieusement, chacun portant des blessures que le langage ne parvient pas à guérir. Musset transforme le jeu amoureux en drame, dénonçant une société où l’on ne sait plus dire l’amour sincèrement. Le badinage n’est qu’une façade : l’affrontement est réel.

Mis en avant

Le commentaire composé


✍️ OBJECTIF DU COMMENTAIRE :

Analyser un texte littéraire (roman, théâtre, poésie, argumentation) en répondant à une problématique claire, à travers 2 ou 3 axes de lecture, illustrés par des citations analysées.


🔹 STRUCTURE DU COMMENTAIRE

Partie Contenu Conseils

🟨 Introduction – Présenter le texte (auteur, œuvre, genre)
– Situer le passage
– Formuler une problématique claire
– Annoncer les 2 ou 3 axes de lecture Laisse 2 lignes entre intro, développement et conclusion


🟦 Développement – Divisé en 2 ou 3 parties
– Chaque partie = 1 axe, divisée en paragraphes avec citation + analyse
– Chaque paragraphe commence par une idée directrice Une citation par paragraphe, toujours commentée et intégrée


🟩 Conclusion – Bilan rapide : répondez à la problématique
– Ouverture : lien avec une autre œuvre ou un autre thème Ne résumez pas vos axes, répondez clairement à la question posée


🔸 MÉTHODE PAR OBJET D’ÉTUDE

Objet À observer À analyser À dégager

Roman Narration, portrait Réalisme ? Vision du monde ? Vision des personnages, de l’homme.


Théâtre Exposition, dénouement, affrontement Mise en scène ? Rôle des didascalies ? Vision des personnages, catharsis, valeurs.


Poésie Vers, strophes, images, rythme Fonctions du poème ? Registres ? Vision du poète, du monde, de la poésie

Argumentation Types de textes (essai, discours, fable…) Convaincre ? Persuader ? Fonctions du récit ? Moyens de l’argumentation, stratégies


🔹 PARAGRAPHE EXEMPLE (commentaire de poésie)

Le poète transforme ici un environnement urbain froid en un espace presque onirique grâce à un jeu d’images poétiques. À travers l’expression « forêts de pylônes », il associe un élément industriel à une image naturelle, créant une métaphore surprenante. Cette transformation s’accentue avec « plages de nickel » ou « plaines de tôles ondulées », où la nature est remplacée par des matériaux métalliques. Le vocabulaire choisi suggère une forme de mélancolie moderne, tout en soulignant l’impact de l’homme sur le paysage. Ainsi, la poésie devient un outil de relecture du réel, révélant l’étrangeté du monde contemporain.

🟢 Axes visibles : transformation du réel, métaphore, critique moderne


🟠 Verbes d’analyse : associer, suggérer, transformer, souligner, révéler
🟣 Problématique implicite : Comment la poésie fait-elle d’un paysage industriel un univers poétique ?


🔹 INSÉRER DES CITATIONS : 3 TECHNIQUES

Type Exemple

📍 Mot isolé L’apostrophe « prince » désigne clairement le destinataire.


🔗 Intégrée dans la phrase Le poète transforme le paysage grâce à des termes géographiques comme « quai » ou « canal ».


🧱 Bloc de citation 2 points introduisent la citation : « forêts de pylônes », « plages de nickel » montrent un imaginaire urbain.


🛠️ VERBES À UTILISER SELON LA FONCTION

Fonction Verbes utiles

✅ Présenter indiquer, identifier, employer, souligner


🔎 Analyser révéler, montrer, qualifier, évoquer, mettre en évidence


🌟 Effet recherché créer, produire, renforcer, accentuer


🔁 Insistance insister, répéter, souligner


↔ Opposition contraster, s’opposer, trancher


🎨 Nuance atténuer, adoucir, nuancer, corriger


⚠️ ERREURS À ÉVITER

🚫 Ne pas citer sans analyser
🚫 Ne pas paraphraser le texte (dire la même chose autrement)
🚫 Ne pas résumer tout le passage
🚫 Ne pas oublier la problématique !

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Nathalie Sarraute, Pour un oui ou pour un non. Bac 2026 Fiche bac

Parcours associé : Théâtre et dispute

→ Comment la dispute révèle-t-elle les enjeux du langage, de l’identité et des relations humaines ?

I. Présentation de l’œuvre

– Genre : Théâtre contemporain
– Date : 1982
– Personnages : Deux amis, anonymes (H1 et H2), aucun décor ni didascalie précise
– Structure : Une seule scène continue, centrée sur une dispute verbale

II. Résumé rapide

Deux amis se retrouvent, mais une remarque passée ressurgit : « C’est bien, ça… ». Ce simple ton déclenche une remise en question profonde de leur amitié.
→ Le conflit repose non sur ce qui est dit, mais sur la manière de dire.

III. Thèmes clés avec citations

1. La parole blessante par le ton, pas par le contenu :
« Ce n’est pas ce que tu dis, c’est comment tu le dis. »
→ Le sous-entendu est au cœur du conflit.

2. La fragilité des relations humaines :
H2 : « On s’entendait bien… mais il y avait ce ton… ce ton que tu as pris. »
→ La dispute devient révélatrice d’un déséquilibre latent dans l’amitié.

3. Le théâtre du sous-entendu et du malaise :
Sarraute : « Ce n’est rien, ce n’est qu’un petit glissement, un déplacement d’intonation… et tout vacille. »
→ Le théâtre ne met pas en scène une action, mais un bouleversement intérieur.

IV. Particularités de l’écriture

– Aucun nom propre → Les personnages représentent des archétypes universels.
– Langage quotidien, mais analysé dans ses moindres nuances.
– Absence de décor ou d’action externe → Tout se joue dans la parole et le silence.

V. Lien avec le parcours « Théâtre et dispute »

– La dispute ici n’est pas un affrontement théâtral traditionnel, mais un glissement invisible, insidieux.
– Elle révèle que le langage lui-même peut être un champ de bataille.
– Comparaison possible :
  – Le Misanthrope : dispute sur la franchise
  – Art (Reza) : dispute sur la sensibilité artistique
  – Les Bonnes (Genet) : affrontement social et symbolique

VI. Ouverture

– Sarraute interroge : peut-on vraiment se comprendre par les mots ?
– Le théâtre devient ici un laboratoire du langage, montrant que la parole la plus banale peut devenir explosive.

Soleil sur le lac du bourget
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La chose simple qui rend heureux

Après une longue journée de travail, ce qui me rend heureux à coup sûr, c’est ce petit moment volé en cuisine. Je rentre, je pose mon sac, j’enfile un vieux sweat confortable, et je mets de la musique — souvent un vieux morceau que je connais par cœur. Je coupe les légumes, je laisse mijoter, et l’odeur qui monte doucement me réconforte. Ce n’est pas juste le repas, c’est le rituel. Le calme après le bruit, le geste après les écrans. Parfois, je cuisine pour moi, parfois pour quelqu’un. Peu importe. Ce moment-là me recentre. Il me rappelle que j’ai le contrôle sur les petites choses, que je peux créer quelque chose de bon avec mes mains, et que le simple fait d’être là, dans ma cuisine, suffit à me faire du bien.

« Quelle est la chose simple qui te rend heureux(se) à coup sûr ?«