Rappel de la structure
Une dissertation comporte toujours
Une introduction (accroche, présentation de l’œuvre et du parcours, reformulation du sujet, problématique, annonce du plan).
Un développement en 2 ou 3 grandes parties, chacune avec 2–3 sous-parties argumentées et illustrées par l’œuvre et le parcours.
Une conclusion (bilan de la réponse, élargissement éventuel).
Les différents plans de dissertation
Plan dialectique
(thèse / antithèse / synthèse)Ce plan convient aux sujets qui demandent de discuter une affirmation ou de répondre « oui, non, dans quelle mesure… ».I. « Certes… »
Tu montres en quoi la thèse du sujet est valable, avec arguments et exemples.
II. « Mais… » : tu en soulignes les limites, contre-arguments et nuances.
III. « Donc… » : tu proposes une réponse plus nuancée ou plus large, en redéfinissant les enjeux.
Plan thématique
(par aspects)Ce plan classe les idées par grands aspects du problème, utile pour les sujets « Comment… ? », « Pourquoi… ? », « En quoi… ? ».
I. Premier aspect du sujet (le plus évident).
II. Deuxième aspect (plus précis ou plus profond).
III. Troisième aspect (le plus complexe ou le plus ouvert, par exemple les limites, les prolongements, les enjeux).
Plan analytique
Le plan analytique part d’un constat, en analyse les causes, puis les effets ou les solutions.
I. Constat / définition de la situation posée par le sujet (ce qui est en jeu dans l’œuvre).
II. Causes, mécanismes, raisons (dans l’œuvre, le parcours, le contexte littéraire).
III. Conséquences, effets, réponses possibles (pour les personnages, pour le lecteur, pour la littérature).
Plan comparatif
Ce plan sert quand le sujet invite explicitement à comparer deux réalités (deux œuvres, deux genres, deux conceptions…).
I. Points communs principaux (thèmes, enjeux, procédés).
II. Différences majeures (traitement, visée, contexte).
III. Bilan de la comparaison : ce que cette confrontation apporte à la compréhension du sujet.
4 plans détaillés + sujets types (dialectique, thématique, analytique)
Plan dialectique
Sujet : « La dénonciation sociale au théâtre passe-t-elle uniquement par la violence de la parole ? » (Hernani, Victor Hugo, parcours « Théâtre et pouvoir »).
Problématique : Dans quelle mesure la parole violente suffit-elle à la visée satirique hugolienne ?
Annonce :
I. Certes, la violence verbale dénonce l’hypocrisie aristocratique ;
II. Mais le théâtre mobilise aussi le corps et les silences ;
III. Donc, une dénonciation plurielle par l’ensemble des signes scéniques.
Plan thématique
Sujet : « En quoi le roman du XIXe siècle explore-t-il les illusions amoureuses ? » (Manon Lescaut, Prévost,
parcours « Personnages en marge, plaisirs romaesque »).
Problématique : Quels aspects de l’illusion amoureuse l’œuvre met-elle en lumière ?
Annonce :
I. L’illusion comme passion destructrice ;
II. L’illusion sociale et matérielle ;
III. Les limites et le lucidité critique de l’auteur.
Plan analytique
Sujet : « Comment naît et évolue la révolte individuelle dans l’œuvre ? » (Les Misérables, Victor Hugo,
parcours « Épopée et roman »).
Problématique : Quels mécanismes mènent de l’oppression à la rébellion chez les héros ?
Annonce : I. Le constat d’injustice sociale ;
II. Les causes psychologiques et morales ;
III. Les conséquences libératrices ou tragiques.
Plan comparatif
Sujet : « Le théâtre classique et romantique conçoivent-ils différemment la figure du tyran ? » (Cinna, Corneille ; Hernani, Hugo ;
parcours « Théâtre et pouvoir »).
Problématique : Quels points communs et divergences révèlent-ils dans la critique du pouvoir ?
Annonce :
I. Points communs : la tyrannie comme vice absolu ;
II. Différences : morale stoïcienne vs passion romantique ;
III. Enrichissement mutuel pour une vision nuancée du pouvoir.